Pendant ce temps, les civils affamés continuent d’être massacrés par la soldatesque sioniste lors du piège mortel des distributions de nourriture à Gaza…
Laila Lamrani
Les négociations indirectes, menées par l’Égypte, le Qatar et les États-Unis, pour un accord cessez-le-feu à Gaza-la martyr, s’enlisent dans la mauvaise foi sioniste. Les pourparlers entre les forces d’occupation barbares et le mouvement de résistance palestinien Hamas sont entrés lundi 16 juillet dans leur dernière semaine sans parvenir à un accord. « Netanyahou est doué pour faire échouer chaque cycle de négociations l’un après l’autre et refuse de conclure un accord », a dénoncé le Hamas dans un communiqué. Or, le président américain Donald Trump, qui a reçu le boucher de Tel Aviv à la Maison Blanche pour discuter de la situation dans l’enclave palestinienne, n’arrête pas de déclarer qu’un accord de cessez-le-feu est proche. Mais celui-ci tarde à être conclu. Quand il a fallu mettre fin à la guerre déclenchée par les sioniste contre l’Iran, le milliardaire républicain est intervenu de toute sa puissance pour faire cesser les hostilités. Ce qui soulève cette question : Pourquoi Trump n’applique pas la même diligence pour Gaza en faisant pression sur Netanyahou ? Ces atermoiements confirment l’existence d’une complicité entre le criminel de guerre sioniste et le locataire de la Maison qui avait proposé de transformer Gaza en une Riviera du Moyen-Orient. Un projet qui a suscité une réprobation mondiale. En vérité, les sionistes barbares sont sur la même longueur d’onde que Donald Trump pour ce qui est des objectifs officiels : libérer les otages israéliens encore en captivité , désarmer le Hamas, le chasser de la bande de Gaza, où il a été élu en 2007. Derrière ces objectifs se cache un objectif inavoué : rendre gaza invivable et inhabitable, confiner les survivants gazaouis à Rafah faute de pouvoir les transférer dans des pays voisins comme cela a été suggéré par Trump.
Pendant ce temps, les civils affamés continuent d’être massacrés par la soldatesque sioniste lors des distributions de nourriture à Gaza. Les tirs criminels sur la foule sont le fruit d’ordres délibérés du gouvernement sioniste, selon une enquête du journal israélien « Haaretz ». Les séquences de ces tueries atroces, montrant des hordes de gazaouis affamés essuyer les tirs sionistes, font le tour des réseaux sociaux où ils sont partagés. Ces massacres se sont intensifiés autour des centres de distribution montrent au grand jour le grand mépris de l’entité sioniste pour la vie palestinienne. Un mépris qui apparaît aussi dans l’emplacement et le nombre de ces centres de la mort : les génocidaires n’en ont autorisé que quatre pour plus de deux millions de personnes, contre deux cents qui avaient été créés par des organisations humanitaires internationales reconnues. C’est ainsi qu’on affame et humilie les survivants.
Les lieux d’installation de ces centres sont tout aussi significatifs : l’un est situé au centre de la bande de Gaza et les trois autres à l’extrême sud, à l’ouest de Rafah. Or, il n’existe aucun lien entre l’emplacement de ces centres et la localisation de la population. Cette dichotomie a pour objectif inavoué de favoriser le « déplacement de la population » vers le sud, de préférence vers les « zones de concentration». Pour dissimuler ce qui relève d’un crime contre l’humanité, il fallait d’abord éliminer les organisations humanitaires qui pouvaient fournir de la nourriture aux habitants (et produire de la documentation fiable à ce propos) et confier la distribution à des organisations sans expérience et qui sont des instruments aux mains de l’armée sioniste. Il s’ agit notamment de la très mal nommée Gaza Humanitarian Foundation (GHF), d’origine américaine, qui monopolise depuis le 26 mai l’acheminement de l’aide en agissant en organisation criminelle.