Madagascar dans la tourmente : Un coup d’Etat militaire et un avenir incertain

Madagascar à nouveau plongé dans le chaos.

Exfiltré par la France, le président destitué par le Parlement Andry Rajoelina conteste la légitimité du Conseil militaire mené par le colonel Randrianirina.

Laila Lamrani

Le coup de force militaire est l’aboutissement d’une crise politique et sociale qui a connu une accélération spectaculaire. Fin septembre 2025, début de manifestations d’ampleur, menées par la « Génération Z malgache ». Les coupures d’eau et d’électricité chroniques, la pauvreté et la corruption sont les principaux détonateurs .

Samedi 11 octobre, l’unité d’élite CAPSAT (Corps d’armée des personnels et des services administratifs et techniques) annonce rejoindre les manifestants et « refuser les ordres de tirer » sur eux. Elle avait déjà joué un rôle clé dans l’accession au pouvoir de Rajoelina en 2009.

Dimanche 12 octobre, le président Andry Rajoelina est exfiltré de Madagascar à bord d’un avion militaire français, selon RFI et d’autres médias. Il se réfugierait dans un « lieu sûr », possiblement Dubaï.

· Mardi 14 octobre est une journée décisive, Andry Rajoelina tentant en vain de dissoudre l’Assemblée nationale pour éviter la tenue d’un vote de destitution. Mais les députés votent massivement (130 voix pour, 1 blanc) la destitution du président pour « abandon de poste ».

Dans la foulée, le colonel Michael Randrianirina, chef du CAPSAT, annonce devant le palais présidentiel que l’armée « prend le pouvoir ». Il suspend la Constitution et dissout des institutions, notamment le Sénat et la Haute Cour Constitutionnelle. L’avenir politique Madagascar s’annonce sombre et incertain.

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