Dérive législative chez les sionistes : La peine de mort contre arme contre la résistance palestinienne

Itamar Ben Gvir, un ministre extrémiste très controversé.

Le Parlement israélien (Knesset) a approuvé lundi 10 novembre, en première lecture, une proposition de loi controversée portée par l’extrême droite. Le texte vise à autoriser l’application de la peine de mort contre les Palestiniens condamnés pour des attaques meurtrières contre des Israéliens. Soutenue par les partis les plus radicaux de la coalition au pouvoir, la mesure suscite de vives critiques, tant en Israël qu’à l’étranger. Les défenseurs du texte affirment qu’il s’agit de « dissuader les terroristes » qui ne sont en vérité que des résistants aux atrocités de l’occupation sioniste. Mais les opposants dénoncent une loi à caractère discriminatoire, qui viserait essentiellement les Palestiniens des territoires occupés, et risquerait d’attiser les tensions déjà explosives dans la région.

Du côté palestinien, la loi est perçue comme une escalade supplémentaire dans une politique de répression, criminalisant la résistance à l’occupation militaire israélienne. Plusieurs ONG et organisations internationales de défense des droits de l’Homme ont également mis en garde contre les dérives d’un tel texte. Le projet doit encore passer par plusieurs lectures avant d’être définitivement adopté. S’il l’est, ce serait la première fois que le colonisateur sioniste officialise un usage élargi de la peine capitale, restée jusqu’ici pratiquement lettre morte depuis la création de l’État sur les terres palestiniennes en 1948.

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