AHMED ZOUBAïR
La CAN 2025 restera dans les mémoires, mais pas seulement pour son dénouement dramatique. Le Maroc a organisé ce que beaucoup en interne et à l’international considèrent comme la plus grande édition de l’histoire de la compétition : des infrastructures modernes, des stades aux normes , une sécurité irréprochable et une ambiance festive qui a ravi des millions de spectateurs. Sur tous les plans, le pays a scintillé de mille feux et prouvé qu’il pouvait accueillir le football africain et même mondial dans les standards de l’excellence.
Pourtant, la fin de cette finale est douloureuse. Voire injuste. Une panenka ratée, un arrêt de match chaotique et des sanctions de la CAF scandaleuses qui ont mis sur un pied d’égalité le Maroc et le Sénégal ont rajouté à la frustration et à amertume. Oui, la déception est réelle, surtout pour des supporters qui attendaient un sacre depuis près de cinquante ans. Mais il est temps de prendre du recul : le football est parfois cruel, et ruminer les échecs ne fera pas revenir le trophée. Au-delà du foot, il y a plus important pour un pays en voie de développement. Le Maroc a encore des défis économiques, sociaux et environnementaux à relever : emplois, éducation, santé, infrastructures durables… autant de chantiers qui exigent la mobilisation et l’énergie de tous. Le football, certes, offre des opportunités spectaculaires pour quelques centaines de talents capables de briller sur le terrain et de rêver d’Europe . Mais pour des millions de Marocains, un avenir sûr et prospère passe par autre chose : une école performante, une éducation de qualité, des chances équitables pour tous. C’est dans ces domaines vitaux que se construisent les plus belles victoires durables.
Réussite collective
Le football doit rester ce qu’il est : une distraction de week-end ou le temps d’une compétition. Il ne saurait se transformer en plan de développement national, ni être présenté comme une panacée capable de résorber toutes les insuffisances d’un pays en voie de développement. Les émotions qu’il suscite, la fierté qu’il inspire sont réelles, mais elles ne remplacent ni une éducation solide, ni des politiques économiques et sociales efficaces, ni des opportunités équitables pour des millions de citoyens. La CAN a été une réussite collective, une vitrine de l’organisation et de la capacité du pays à accueillir le monde. Cette fierté-là, elle est bien réelle et doit être valorisée et l’a été. Les Marocains doivent donc tourner la page et passer à autre chose. La CAN est terminée, les émotions restent, mais il est important de garder confiance dans les chances du Onze national et de continuer à rêver pour l’avenir, sans laisser un match, une panenka ratée ou une sanction injuste occulter les véritables priorités. La route vers 2030 est déjà tracée, et elle s’annonce prometteuse.
Le football restera un moteur de fierté et d’unité. Mais il ne doit jamais faire oublier l’essentiel : que la victoire le plus beau sacre est celui que nous construisons pour notre avenir commun. Le football doit rester ce qu’il est : une distraction de week-end ou le temps d’une compétition. Il ne saurait se transformer en plan de développement national, ni être présenté comme une panacée capable de résorber toutes les insuffisances d’un pays en voie de développement. Les émotions qu’il suscite, la fierté qu’il inspire sont réelles, mais elles ne remplacent ni une éducation solide, ni des politiques économiques et sociales efficaces, ni des opportunités équitables pour des millions de citoyens.
Le football, certes, offre des opportunités spectaculaires pour quelques centaines de talents capables de briller sur le terrain et de rêver à l’Europe. Mais pour des millions de Marocains, un avenir sûr et prospère passe par autre chose : une école performante, une éducation de qualité et des chances réelles pour tous. C’est là que se forgentles victoires durables. Alors oui, célébrons ce que les Marocains, pouvoirs publics et citoyens, ont fait de mieux : organiser la CAN la plus réussie de l’histoire, montrer que le Maroc sait accueillir le monde avec excellence, passion et professionnalisme. Et ensuite, tournons la page. Gardons confiance dans notre sélection, rêvons à 2026, mais n’oublions jamais que le vrai enjeu pour le pays est ailleurs : construire une société solide, durable et équitable. Le football restera un moteur de fierté et d’unité. Mais il ne doit jamais faire oublier l’essentiel: que la victoire la plus importante est celle qu’une nation construit pour son avenir commun.








