L’année 2025 restera comme un sombre jalon pour la liberté de la presse. Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), 129 journalistes et employés de médias ont été tués dans le monde — un deuxième record annuel consécutif, après les 124 morts recensés en 2024. Du jamais-vu depuis trente ans que l’organisation tient ce décompte macabre. Dans les deux tiers des cas, le CPJ met en cause les criminels sionistes. L’ONG américaine affirme que l’armée d’occupation de la Palestine a mené davantage d’assassinats ciblés de membres de la presse que toute autre armée gouvernementale à ce jour, la grande majorité des victimes étant des journalistes palestiniens à Gaza. La guerre génocidaire dans l’enclave concentre à elle seule 86 morts. Au-delà de Gaza, d’autres conflits continuent de faucher ceux qui racontent la guerre : quatre journalistes ont été tués en Ukraine et neuf au Soudan. Autre évolution inquiétante relevée par le CPJ : la montée en puissance des drones dans les attaques visant des professionnels des médias, avec 39 cas documentés en 2025, contre seulement deux en 2023. À ce rythme, informer n’est plus un métier à risques — c’est devenu une ligne de front.








