Dans un communiqué publié à l’issue de leur sommet virtuel tenu le jeudi 26 mars les dirigeants des pays membres du G20 ont annoncé le déblocage de 5 000 milliards de dollars, soit plus de 6% du PIB mondial, pour « contrer les répercussions sociales, économiques et financières de la pandémie » du Covid-19. L’objectif est d’apporter une réponse coordonnée face à la menace de récession sans précédent que fait peser le coronavirus sur l’économie mondiale.
« Nous sommes fermement résolus à présenter un front uni contre cette menace commune », ont ajouté les représentants des grandes puissances mondiales dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion d’urgence présidée par le roi Salmane d’Arabie saoudite.
Le lendemain le FMI confirme officiellement l’entrée de l’économie mondiale en récession.
« Il est désormais clair que nous sommes entrés dans une récession – aussi mauvaise ou pire qu’en 2009 », a indiqué , le vendredi 37 mars, la directrice générale du Fonds monétaire internationale (FMI), Kristalina Georgieva, tout en évoquant une reprise voire un « rebond important » en 2021.
Mme Georgieva qui s’est exprimait lors d’une conférence de presse, à l’issue d’une réunion virtuelle du Comité monétaire et financier international (consacrée à crise sanitaire sans précédent posée par la pandémie Covid-19), représentant les 189 pays membres du FMI, a amorti ses prévisions catastrophiques par une note d’espoir.
« Nous prévoyons une reprise en 2021- en fait, il peut y avoir un rebond important, mais seulement si nous parvenons à contenir le virus – partout – et à éviter que les problèmes de liquidité ne deviennent un problème de solvabilité », a-t-elle ajouté.La dirigeante du FMI a relevé que le risque d’une vague de faillites et de licenciements qui peut compromettre la reprise et éroder le tissu de nos sociétés est « une préoccupation majeure au sujet d’un impact durable de l’arrêt soudain de l’économie mondiale. »








