Le confinement estcertes le meilleur remède contre la propagation du coronavirus qui se développeau contact humain. Comme dirait l’autre, Dr House est le seul docteur qui peutsauver des vies.
Mais comment demanderà des citoyens qui ont perdu du jour au lendemain leur revenu de ne pas sortiralors qu’ils n’ont pas de quoi assurer leur pitance quotidienne ? Ils sont serveurs de cafés ou derestaurants, masseurs de hammam, vendeurs ambulants, mendiants, ouvriers dubâtiment…Sans oublier tous ceux qui vivent de l’informel et gravitent autour dusystème D…
Ceux-là vivent généralement entassés les uns sur lesautres dans des quartiers populaires ou périphériques très peuplés qui sontautant de foyers propices à la transmission de la maladie et à son expansion. Cette catégorie socialement vulnérable, pourlaquelle le confinement ne parle pas a priori pour diverses raisons, se comptepar plusieurs millions au Maroc et elle a besoin d’urgence d’être prise encharge du moins côté nourriture pendant la période du confinement qui s’étendjusqu’au 20 avril.
La démarche desagents d’autorité consistant à intimer à cette catégorie sociale aux quatrecoins du pays l’ordre par mégaphone de rester chez elle est louable. Mais elleest insuffisante. Elle a besoin d’être accompagnée par la distribution d’unpanier alimentaire, semblable à celui de Ramadan, contenant au moins lesproduits de première nécessité, au profit des ménages démunis qui n’ont pasd’alternative en cette période de crise sanitaire aux implications économiqueset sociales gravissimes. L’INDH qui possède le fichier national de la pauvretéa un rôle capital à jouer à ce niveau-là pour que le confinement dans lesquartiers à forte concentration de population mais aussi dans le monde ruralsoit respecté et donne les résultats escomptés. Faute de quoi, il seraitdifficile de retenir longtemps à domicile des gens qui ont faim…
Ventre affamé n’a pasd’oreilles, dit le dicton…







