Les États-Unis et Israël ont mené, samedi 28 février 2026, des frappes coordonnées contre des cibles en Iran, affirmant vouloir neutraliser des menaces sécuritaires imminentes. Téhéran dénonce une agression et promet une forte riposte. Cette escalade militaire ravive les tensions au Moyen-Orient et fait craindre des répercussions diplomatiques et économiques à l’échelle mondiale.
Ce samedi matin 28 février 2026, les forces militaires américaines et israéliennes ont lancé une série de frappes aériennes et de missiles contre des cibles en Iran. L’opération, nommée Operation Lion’s Roar par Israël ou Epic Fury par d’autres sources, a visé des sites militaires iraniens, des infrastructures de défense et, selon les déclarations israéliennes, des installations jugées menaçantes pour la sécurité du colonisateur sioniste.
Le gouvernement Netanyahou a déclaré qu’il s’agissait d’une frappe “préventive” coordonnée avec Washington pour supprimer des menaces qu’il attribue au programme militaire iranien. Des explosions ont été entendues à Téhéran et dans plusieurs autres villes iraniennes, avec des sirènes d’alerte déclenchées en Iran et en Israël.
Bilan humain et dégâts
Les autorités iraniennes ont fait état de victimes civiles importantes dans plusieurs régions : Une frappe contre une école primaire à Minab, dans le sud de l’Iran, a causé la mort d’au moins 108 personnes, principalement des écolières, et plusieurs dizaines de blessés. D’autres attaques ont touché des zones résidentielles et des infrastructures civiles, avec des bilans en constante évolution selon les sources iraniennes.
Riposte iranienne et élargissement du conflit
Peu après les attaques, l’Iran a annoncé une riposte militaire, lançant des missiles et drones vers Israël et plusieurs bases américaines situées dans différents pays du Golfe : L’Islamic Revolutionary Guard Corps (armée d’élite iranienne) a déclaré avoir commencé une première salve de missiles et drones contre Israël, tout en visant aussi des installations américaines dans la région. Des explosions ont été signalées autour de bases américaines dans des pays du Golfe, notamment au Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, selon plusieurs rapports non officiels.
Réactions internationales et diplomatiques
L’agression americano-israélienne et ses conséquences ont provoqué des réactions politiques à travers le monde :La Commission européenne et le Conseil de l’UE ont dit être “très préoccupés” par l’escalade et ont appelé à préserver la sécurité et la stabilité de la région. Pour sa part, e Conseil de sécurité de l’ONU devait tenir une réunion d’urgence samedi soir pour tenter d’évaluer la situation et éviter un élargissement du conflit. Des appels à la désescalade ont été lancés par plusieurs États face au risque d’un embrasement généralisé au Moyen-Orient.
Contexte stratégique
Cette agression préméditée intervient dans un contexte de tensions prolongées entre Téhéran, Washington et Tel Aviv, liées notamment au programme nucléaire iranien, au développement des missiles balistiques, et aux activités régionales de l’Iran. Des négociations diplomatiques avaient lieu récemment pour tenter de réduire ces tensions, mais elles n’ont pas abouti à un accord significatif avant l’offensive.
Le pire est à craindre : Impact sur l’énergie mondiale et les marchés économiques
L’attaque contre l’Iran a immédiatement fait grimper les prix du pétrole, et les perspectives d’instabilité prolongée pourraient provoquer une volatilité durable des marchés de l’énergie : Avant les frappes, les prix du Brent et du WTI étaient déjà à leurs niveaux les plus élevés depuis des mois, en raison de craintes géopolitiques.
La perturbation de l’acheminement du pétrole via le détroit d’Hormuz par lequel transite jusqu’à 20 % de l’approvisionnement mondial pourrait faire monter les prix bien au-dessus de 100 $ le baril si les tensions persistent. Au-delà du pétrole, les marchés du gaz naturel, du gaz liquéfié (LNG) et des matières premières stratégiques pourraient être secoués, augmentant l’inflation globale et les coûts de l’énergie.
Répercussions économiques et financières globales
Les analystes du marché soulignent plusieurs effets potentiels au-delà du secteur de l’énergie : Volatilité boursière accrue : croissance de l’aversion au risque, repli vers des actifs considérés comme « refuges » (or, yen, obligations d’État), possibilité d’un retrait de capitaux des marchés émergents vers des actifs plus sûrs, hausse des coûts d’assurance pour le transport maritime dans le Golfe et hausse des primes de risque pays pour les économies exposées à la région. 
Implications en termes de droit international
L’intervention contre l’Iran suscite un débat profond sur le respect du droit international : Plusieurs pays et organisations critiquent l’usage de la force sans mandat explicite du Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui pourrait affaiblir les normes qui régissent l’usage de la force entre nations. Cela soulève également des questions sur le futur rôle du cadre multilatéral pour résoudre les crises majeures, notamment en ce qui concerne la non-prolifération nucléaire.
Khamenei tué ?
Alors que les frappes d’Israël et des États-Unis se poursuivent, l’annonce du décès de dirigeants iraniens, comme lors des attaques de juin 2025, pourrait modifier l’équilibre des forces au sein de la République islamique.

Dans la soirée du 28 février, Israël a confirmé la mort du guide Ali Khamenei, déclarant que son corps avait été « retrouvé ». Les médias d’État iraniens citent le responsable des relations publiques du bureau du guide suprême, qui aurait déclaré : « L’ennemi recourt à la guerre psychologique, tout le monde doit en être conscient. »








