Finale CAN 2025 : Deux Lions pour un sacre 

Ce dimanche, à Rabat, deux Lions qui se connaissent parfaitement, ceux de l’Atlas et de la Teranga, se retrouveront face à face. Un duel de fauves, intense et  serré, et une seule question : lequel des deux domptera l’autre et s’imposera au sommet de l’Afrique ?

C’est tout un peuple de Tanger à Lagouira qui retient  son souffle, porté par un même rêve : revoir les Lions de l’Atlas soulever dimanche 18 janvier à domicile le trophée continental, près de cinquante ans après le sacre de 1976. L’attente est immense, l’émotion  intense et la pression à son comble. 

Sur le banc, Walid Regragui aborde ce rendez-vous décisif avec un capital confiance retrouvé. La victoire maîtrisée face au Nigeria et la qualification pour la finale ont ravivé l’adhésion populaire autour du sélectionneur national et de son groupe. 

Lors de leur duel devant les Super Eagles, les coéquipiers d’Achraf Hakimi ont en effet livré un combat de lions, faisant preuve d’un engagement total tout au long du match et des prolongations. Mais malgré leur domination et leur abnégation, ils ont cruellement manqué d’efficacité offensive. Il a fallu passer par la séance des tirs au but pour départager les deux équipes, un exercice où Yassine Bounou s’est montré impérial et lucide, stoppant deux tentatives adverses et offrant la qualification aux Lions de l’Atlas.

La sélection nationale s’appuie sur une assise défensive rassurante. La charnière centrale tient la route, le bloc équipe est discipliné, et l’équilibre général inspire confiance. Révélation du tournoi, le jeune milieu de terrain Neil Al Aynaoui s’est imposé par son calme, sa justesse et sa maturité. En quelques matches, il a gagné sa place dans le Onze national. 

En revanche, les interrogations persistent sur le plan offensif. En dehors du duo Brahim Díaz – Abdessamad Ezzalzouli, les solutions manquent parfois pour dynamiser le jeu en première période . Les entrées en cours de match de Youssef En-Nesyri, Ilyas Ben Seghir ou Hamza Igamane n’ont pas apporté l’impact espéré jusqu’ici pour pallier les insuffisances d’un Ayoub El Kaabi, capable d’éclairs spectaculaires mais encore en quête de régularité. Son sens du but, souvent exprimé à travers des gestes acrobatiques, doit  face au Sénégal s’inscrire dans la constance et l’efficacité.

Les tenants du titre représentent un obstacle de taille. Solide et rapide, expérimentée et emmenée par Sadio Mané, la formation sénégalaise dispose d’un collectif rodé, capable de faire basculer un match à la moindre occasion.

Les Lions de l’Atlas n’ont  pas droit à l’erreur. Ils ont tous les atouts au pied pour transformer cette ferveur populaire  extraordinaire en puissante énergie collective et faire preuve de réalisme offensif. Pour écrire, enfin, une nouvelle page de l’histoire du football national.

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