Les Lions de l’Atlas ont entamé leur préparation sous la houlette du nouveau coach Mohamed Ouahbi, avec une première séance d’entraînement organisée lundi 23 mars au complexe Mohammed VI de Football, à quelques jours de deux rencontres amicales face à l’Équateur et au Paraguay.
Laila Lamrani
Le premier duel est programmé le 27 mars à Madrid, tandis que le second se jouera le 31 mars à Lens, en France. Le successeur de Walid Regragui a dévoilé la liste officielle des joueurs convoqués pour ces deux confrontations. Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée le jeudi 19 mars 2026 au Complexe Mohammed VI de Football, soit à trois mois de la Coupe du monde 2026, prévue à partir du 11 juin et coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Une étape importante dans la montée en régime des Lions de l’Atlas, mais aussi un moment charnière pour un sélectionneur qui doit composer avec l’héritage de son prédécesseur Walid Regragui.
En ouverture de sa conférence de presse, Mohamed Ouahbi a tenu à saluer le sacre lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025, félicitant joueurs et staff pour un titre « mérité ». Un triomphe qui vient, en apparence, refermer une frustration plus ancienne : celle d’une CAN à domicile qui semblait promise au Maroc, mais qui avait finalement échappé aux Lions de l’Atlas. Au cœur de cette désillusion, nombre d’observateurs pointent les choix de son prédécesseur, Walid Regragui. Artisan de l’exploit historique lors de la Coupe du monde 2022, ce dernier n’avait pourtant pas osé le virage du renouvellement au moment opportun. En restant fidèle à un noyau dur, sans véritablement ouvrir la porte à la génération montante — notamment celle des U20 —, Walid Regragui a été accusé, après coup, d’avoir manqué l’occasion d’insuffler un nouvel élan. Un pari conservateur qui a coûté au Maroc un sacre continental à domicile. C’est donc dans ce contexte que Mohamed Ouahbi tente aujourd’hui de trouver le bon équilibre. Se présentant comme un coach prêt à « oser le changement », il avance néanmoins avec prudence.
La liste dévoilée reflète cette approche mesurée : une ossature expérimentée, héritée en grande partie du cycle précédent, combinée à quelques touches de jeunesse. Des joueurs comme Ismaël Baouf, Yassir Zabiri, Gessime Yassine, et le néo-international Issa Diop font partie de la jeune garde. Dans les cages, la hiérarchie reste dominée par Yassine Bounou, symbole d’une continuité assumée. En défense, des cadres comme Achraf Hakimi et Noussair Mazraoui encadrent une ligne en mutation. Au milieu et en attaque, l’équilibre entre créativité, expérience et jeunesse reste en quête de cohérence. Sur le terrain, les matchs amicaux face à l’Équateur et au Paraguay serviront de véritables tests. Des adversaires exigeants, capables de révéler les forces mais aussi les insuffisances d’un collectif encore en construction. Au fond, la véritable question dépasse cette simple liste : le Maroc saura-t-il tirer les leçons du passé ?








