Le pianiste espagnol Andrés Barrios Navarro a électrisé, dans la soirée du lundi 6 octobre, la scène tangéroise en donnant un concert d’une rare intensité, mêlant tradition flamenca et sonorités contemporaines. Ce moment musical s’inscrivait dans le cadre du Congrès mondial du flamenco Maroc 2025, organisé par l’Institut Cervantes, qui fait escale dans plusieurs villes du Royaume tout au long du mois d’octobre.
À Tanger, l’artiste andalou, originaire d’Utrera (Séville), a dévoilé toute l’étendue de son talent en associant au piano des rythmes jazz, latins et afro-cubains. Accompagné de la danseuse Carmen Young Pérez, il a installé un dialogue vibrant entre la fougue instrumentale et la grâce chorégraphique. Le public, conquis, a accompagné plusieurs mélodies populaires, dont une version poignante de « La Tarara », chanson rendue célèbre par Federico García Lorca. « Je suis très heureux de jouer à Tanger, une ville accueillante et pleine de charme. Partager cette musique avec un public aussi chaleureux est un grand plaisir », a déclaré Andrés Barrios à la presse à l’issue du spectacle.
Pour José María Davó Cabra, conseiller culturel à l’Ambassade d’Espagne au Maroc, ce Congrès illustre la richesse des échanges culturels entre les deux pays. Il a salué « l’excellence des relations culturelles hispano-marocaines, nourries par une histoire commune et un patrimoine partagé », rappelant que le flamenco « trouve toujours un écho particulier au Maroc ». Considéré comme l’un des pianistes flamencos les plus prometteurs de sa génération, Andrés Barrios revendique des influences multiples — de Chick Corea à Chucho Valdés, en passant par Michel Camilo et Gonzalo Rubalcaba. Sa partenaire Carmen Young Pérez, originaire du Mexique et lauréate de trois prix au Festival de Jerez 2023, incarne avec énergie et expressivité une nouvelle génération de bailaoras internationales.








