La couverture continue par les reporters et les photographes de Al Jazeera des exactions et horreurs de l’armée sioniste à Gaza et en Cisjordanie dérange les criminels de guerre à Tel Aviv.
Saliha Toumi
La chaîne d’information qatarie Al Jazeera a annoncé mercredi soir 8 avril 2026 qu’un de ses journalistes à Gaza avait été tué un peu plus tôt dans une frappe de drone israélien ayant visé délibérément sa voiture. Il s’agit de Mohammed Washah, correspondant d’Al Jazeera Mubasher dans la bande de Gaza, tombé en martyr après une attaque de drone israélien contre sa voiture.
L’armée sioniste poursuit ainsi dans l’impunité totale sa politique d‘assassinat de journalistes palestiniens, particulièrement ceux travaillant pour la chaine qatarie.
Depuis le déclenchement de la guerre génocidaire à Gaza en 2023, la profession journalistique paie un tribut sans précédent. Les assassinats de reporters, photographes et correspondants, auxquels s’ajoutent de multiples formes de violences et d’entraves au travail de la presse, ont transformé la tragédie palestinienne en épisode le plus meurtrier pour les journalistes dans l’histoire des zones de guerre. Les chiffres donnent la mesure de cette hécatombe.
En avril 2025, environ 210 journalistes palestiniens avaient déjà été tués.
Quelques mois plus tard, au 2 janvier 2026, la plateforme indépendante Stop Murdering Journalists recensait 329 professionnels des médias tués dans la bande de Gaza en seulement 820 jours. Une progression vertigineuse, qui illustre l’intensité et la durée du danger auquel sont exposés les acteurs de l’information sur le terrain. Plusieurs organisations internationales tirent la sonnette d’alarme. Reporters sans frontières accuse l’armée israélienne d’avoir, dans bien des cas, délibérément ciblé des journalistes palestiniens et libanais. De son côté, le Comité pour la protection des journalistes estime que la guerre menée à Gaza est « plus meurtrière pour les journalistes que toute autre guerre précédente ». L’ampleur du phénomène dépasse toutes les références récentes : les journalistes palestiniens tués à Gaza représentaient environ 75 % des journalistes morts dans le monde en 2023, et encore 72 % en 2024.
Une concentration inédite de la violence. Selon une étude de l’Université Brown, le nombre de journalistes tués en seulement 18 mois dans ce conflit dépasse même celui enregistré lors des deux guerres mondiales combinées, ainsi que dans plusieurs grands conflits des XXe et XXIe siècles. Face à ces accusations qui n’ont jamais débouché sur la moindre enquête sérieuse ni sur la condamnation des assassins, le colonisateur israélien soutient que les journalistes visés entretiendraient des liens avec des groupes armés comme le Hamas ou le Jihad islamique, sans jamais fournir de preuves étayant leurs allégations.
Des enquêtes évoquent également l’existence d’une unité de renseignement dédiée, parfois surnommée « cellule de légitimation», chargée de constituer des dossiers visant à associer des journalistes palestiniens à des organisations combattantes, dans le but de discréditer leur travail, de justifier les frappes les visant. La couverture continue par les reporters et les photographes de Al Jazeera des exactions et horreurs de l’armée sioniste à Gaza et en Cisjordanie dérange les criminels de guerre à Tel Aviv qui à travers leurs agissements ignobles cherchent à tuer la vérité. La vérité sur cette occupation barbare qui doit cesser.








