Québec : Coup de frein brutal à l’immigration francophone

Le gouvernement québécois a officialisé, jeudi 14 novembre, la suppression du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), une décision qui marque un virage radical dans la politique migratoire de la province. Mis en place pour faciliter l’intégration des étudiants étrangers et des travailleurs temporaires qualifiés, le PEQ permettait à des milliers de candidats — notamment des Marocains — d’accéder plus rapidement à la résidence permanente.

Présenté pendant des années comme un accélérateur d’intégration, le PEQ offrait une passerelle privilégiée pour les francophones, censée répondre à la pénurie de main-d’œuvre et soutenir la vitalité du français. Sa suppression suscite une onde de choc dans les communautés étudiantes et professionnelles immigrées, notamment chez les Marocains, nombreux à avoir choisi le Québec précisément pour ce parcours allégé.

Le gouvernement Legault justifie ce virage par la nécessité de « mieux contrôler » les flux migratoires et d’aligner l’immigration sur les « besoins réels » du marché. Une logique plus restrictive, qui risque cependant d’alimenter les frustrations et de freiner l’attractivité du Québec pour les jeunes talents étrangers. Les critiques pointent une contradiction : alors que la province veut défendre la langue française et pallier les crises de main-d’œuvre, elle ferme une porte largement utilisée par une immigration francophone qualifiée. Pour de nombreux Marocains, le rêve québécois vient de prendre un sérieux coup de froid.

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