Alors que les consommateurs aux quatre coins du monde subissent de plein fouet la flambée des prix de l’énergie du fait de la guerre au Moyen-Orient et que les États scrutent avec inquiétude la hausse continue des cours du baril, alimentée par l’absence de tout signe d’apaisement dans ce conflit désastreux , une autre réalité, plus tragique encore, se déroule dans l’indifférence générale, celle du sud Liban où des vies humaines sont massacrées chaque jour depuis fin février. Sous les bombardements sionistes, des centaines de Libanais meurent dans l’impunité totale au nom de la lutte à mort contre le Hezbollah et la protection des colons du nord israélien des tirs de la milice chiite.
Une séquence effroyable qui rappelle le scénario génocidaire de Gaza et ses crimes contre l’humanité qui ont horrifié le monde : massacres des populations civiles, destruction des infrastructures, blocage de l’aide humanitaire, famine, assassinats de médecins et de journalistes… Au Sud-Liban martyrisé, ce décor apocalyptique dominé par des villages décimés a poussé des milliers de familles libanaises à fuir les zones de bombardement, abandonnant en catastrophe leurs foyers, tandis que l’agresseur poursuit son « nettoyage » du sud Liban dans une volonté assumée de le réoccuper.
Le fauteur de troubles, de mort et de désolation est le même: le mouvement des évangélistes sionistes qui vivent dans les temps bibliques d’avant même Jésus Christ, convaincus que la création et l’expansion de l’État d’Israël sont le prélude à la « fin des temps », devant conduire à la bataille finale d’Armageddon, au retour du Messie (Jésus) et au Millénium. Ces courants radicaux croient que la guerre, les conflits et la violence dans le Moyen-Orient sont nécessaires à l’accomplissement de leurs prophéties bibliques ! C’est à l’aune de ce délire qu’il convient de lire l’élargissement actuel des fronts de guerre (Liban, Iran, monarchies du Golfe, Irak, Yemen) par Netanyahou et ses complices de l’extrême droite religieuse.
Ce sont ces illuminés, dangereux et irrationnels, aux commandes dans les territoires occupés, qui dictent depuis l’avènement de Donald Trump au pouvoir leur politique étrangères aux États-Unis. Une influence toxique qui atteint son apogée avec l’entraînement de Washington dans une guerre périlleuse et multiforme qui est en train d’embraser toute la région dans des proportions très alarmantes. Sans qu’aucun signe de désescalade ni de scénario de sortie de crise ne se dessine à l’horizon.
Le fauteur de troubles, de mort et de désolation est le même: le mouvement des évangélistes sionistes qui vivent dans les temps bibliques d’avant même Jésus Christ.
Le chaos est total. Porteur de malheurs pour la planète entière sur les plans humain, économique, social et sécuritaire. La répétition de ces drames finit par banaliser l’inacceptable, reléguant la souffrance humaine au second plan au nom de pensées déraisonnables derrière des les courbes des marchés et les préoccupations géopolitiques. La situation est d’autant plus alarmante que rien ne semble pouvoir enrayer cette spirale de violence qui embrase sérieusement cette région de toutes les complexités. Et dans ce cycle de représailles et d’escalade, les premières victimes restent invariablement les civils innocents, pris au piège entre des logiques de puissance et de domination qui les dépassent. Femmes, enfants, familles entières paient le prix d’un conflit dont ils ne sont pas les acteurs.
Flagrante contradiction. D’un côté, une mobilisation mondiale autour des équilibres énergétiques, des chaînes d’approvisionnement et de la stabilité des prix ; de l’autre, effusion de sang en continu sur fond d’une crise humanitaire qui s’aggrave dans une quasi-routine médiatique. Comme si la valeur d’un baril de pétrole pesait bien davantage que celle d’une vie humaine Cette hiérarchisation implicite des préoccupations interroge profondément. Elle révèle un déséquilibre dans l’attention portée aux crises, où l’impact économique immédiat semble primer sur l’urgence humanitaire. Pourtant, les deux sont intimement liés : les conflits nourrissent l’instabilité énergétique, et cette instabilité, à son tour, détourne le regard de leurs dégâts humains.
Cette situation terrible met cruellement en lumière le sentiment d’impunité dont bénéficient les agresseurs sionistes, malgré les violations répétées du droit international et des conventions humanitaires. À mesure que les principes fondamentaux censés encadrer la guerre sont bafoués, c’est l’ensemble de l’architecture juridique internationale qui apparaît fragilisée, voire contournée. Dans ce contexte, les règles destinées à protéger les civils, garantir l’accès à l’aide humanitaire et encadrer les hostilités perdent de leur portée. Cette érosion progressive des normes alimente un dangereux précédent, où la force prime sur le droit, et où l’absence de sanctions effectives encourage la répétition des violations.
Au-delà du constat, c’est la crédibilité même du système international qui est de nouveau interrogée : comment garantir le respect des engagements humanitaires lorsque leur piétinement ne tire pas à conséquence pour les bourreaux ? Cette question fondamentale est au cœur de cette mécanique du chaos sans fin dans un monde où l’équilibre entre puissance, justice et responsabilité apparaît de plus en plus fragile. L’ordre mondial bascule inexorablement vers le désordre, violemment ébranlé par les architectes de l’apocalypse et les fossoyeurs méthodiques de la paix. Ceux qui menacent réellement le monde, sèment la mort en le prenant en otage ne sont pas forcément ceux qu’on cherche à nous désigner.








