Il y a quelques jours, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, a fait les frais d’un climat de profonde déception populaire dans un café-restaurant de Hay Riad à Rabat. Accueilli froidement, insulté par certains clients et ignoré par un serveur qui a refusé de prendre sa commande, le coach a été confronté à une colère qui dépasse largement sa personne.
Car au-delà de cet incident regrettable, c’est l’énième rendez-vous manqué avec la Coupe d’Afrique des Nations qui continue de nourrir frustration et amertume. Après des décennies d’attente, cette CAN organisée à domicile était perçue comme l’occasion rêvée, presque une promesse collective : celle d’un sacre enfin à portée de main. La rater, cette fois, a été vécue par beaucoup comme un échec difficilement pardonnable.
Dans l’imaginaire populaire, le sélectionneur incarne alors malgré lui toutes les désillusions accumulées, devenant la cible d’une colère spontanée, parfois excessive.
Regragui sait désormais ce qu’il lui reste à faire : s’attacher les services d’un garde du corps… ou, à défaut, éviter les lieux publics après une élimination. Car rater la CAN à domicile, c’est parfois se faire dribbler par la réalité et prendre une panenka perdue là où on ne l’attend pas!








