Le confinement assoupli, sorti dans la précipitation des têtes pensantes du gouvernement islamiste, a suscité une telle incompréhension dans la population qu’il été tourné copieusement en dérision, inspirant des blagues croustillantes aux internautes.
1- Pour pouvoir se déplacer d’une ville à une autre, il faut que les filles de la zone 1 se marient avec les hommes de la zone 2 et vice-versa. Mais il y a un souci : l’interdiction qui continue à frapper les mariages. On se contentera de la fatiha ?
2- Pour ceux qui veulent connaître la différence entre l’état d’urgence sanitaire et le confinement général, il faut qu’ils sachent qu’elle n’est pas énorme: c’est la différence entre le persil et la coriandre. L’arrière-goût est le même…
3- Le confinement allégé, sans le droit de se déplacer d’une ville à une autre, est une vraie impasse. Mais pas pour tout le monde. Cette situation va certainement provoquer la délocalisation du business de l’émigration clandestine, qui fait habituellement rage sur le détroit, sur les côtes marocaines. Le marché du hrig domestique a donc de l’avenir. Prix de l’aventure nocturne entre Casablanca et Agadir: 1 500 DH. Assurance tout-risque incluse ?
4- Urgent : la population casablancaise demande d’urgence à signer un contrat de coaching et d’encadrement avec la désormais célèbre caïdat Houria de Safi (Zone 1) pour aider Casablanca (zone 2) à monter en zone 1. Mission difficile. Pour y arriver, il faut que les Casablancais, réputés indisciplinés, jouent les prolongations et se coltiner les matchs barrages avant d’espérer grimper sur le podium…
5- Un internaute de Témara a été intrigué par un passage, sibyllin il est vrai, dans l’intervention du Premier ministre devant les députés mercredi 10 juin: « Il existe des foyers épidémiques industriels, commerciaux, familiaux et presque familiaux ». Presque familiaux c’est nouveau et a de quoi intriguer. Ba Saaddoune a pensé à quoi ? A la soirée bien arrosée à Marrakech ayant réuni il y a quelques jours un militaire, sa concubine et quelques amis et où le soldat s’est vu refiler en plus de l’amour le coronavirus ? Sur ce coup, notre islamiste en chef a développé le sens de la formule. Ou presque…