La Chambre des représentants a voté à la majorité, mardi 17 juillet lors d’une séance plénière, le projet de loi n°35.25 portant création de la « Fondation Maroc 2030 » adopté il y a quelques jours en Conseil de gouvernement. Présentant le projet de loi, le ministre délégué chargé du Budget, Faouzi Lekjaa, a indiqué que ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des hautes directives Royales soulignant l’importance d’une préparation optimale pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), de la Coupe du Monde 2030 et d’autres manifestations sportives d’envergure. Pour M. Lekjaa, la nouvelle structure offre l’avantage de » suivre et de mettre en œuvre les différents engagements y afférents, ainsi que d’apporter le soutien et l’assistance nécessaires aux régions et villes hôtes de ces manifestations, en plus de promouvoir l’image du Maroc en tant que destination d’accueil des événements d’envergure ».
La gouvernance de la Fondation ( reconnue d’utilité publique) est structurée autour de quatre organes : un Conseil exécutif où siège les représentants de certaines ministères (Budget, Intérieur, Sport et Affaires étrangères) dont la fonction est de définir les grandes orientations générales, un conseil consultatif qui regroupe des personnalités du secteur privé, de la société civile, des Marocains du monde et des figures footballistiques, Un Comité de gestion territoriale présidé par le ministre de l’Intérieur et un directeur général charge de mettre en œuvre les décisions du président de la Fondation qui n’est que Fouzi Lekjaa en sa qualité de président du Comité « Coupe du Monde 2030 ». Côté budget, les ressources de la Fondation proviennent principalement des subventions publiques, dons, legs. La principale caractéristique de la « Fondation 2030 », réside dans son régime financier dérogatoire. Ce qui signifie qu’elle n’est pas soumise au contrôle classique défini par la loi 69.00 mais à un contrôle spécifique conclu par convention avec l’État, censé lui donner une certaine souplesse dans le processus de prise de décision et l’exécution de ses missions ( projets, infrastructures…). Ce régime spécial permet à cette structure d’échapper aux lourdeurs administratives et au gouvernement de se concentrer sur son travail loin de toute surenchère politicienne ou tentation de récupération politique. Le « gouvernement du Mondial » que chacun des partis de la majorité rêve de conduire s’est évaporé…








