Ce mardi 7 avril, le GITEX Africa Morocco a ouvert ses portes à Marrakech ou plutôt son entonnoir. Avant même d’entrer dans le temple de l’innovation, les visiteurs ont dû affronter une épreuve initiatique : la file d’attente version XXL pour s’enregistrer et récupérer un badge. Une immersion totale dans une technologie oubliée : le présentiel sans raccourci.
Alors, les organisateurs ont-ils “bugué” ? Disons qu’ils ont peut-être voulu offrir une expérience utilisateur immersive : vivre la latence avant de célébrer la fluidité. Une sorte de démo en conditions réelles, où l’humain devient lui-même… le goulot d’étranglement.
Sur les stands, on vendait de l’IA prédictive capable d’anticiper les flux de millions d’utilisateurs. À l’entrée, on testait une autre méthode : le first come, first bloqué. Pas besoin d’algorithme, ici la congestion est auto-générée, bio et durable.
Certains participants, badge en devenir, ont cru à une blague : un escape game digital où la première mission consiste à… sortir de la file. D’autres ont cherché le QR code magique, celui qui ouvre les portes du futur. Spoiler : il était probablement coincé dans la même queue.
Et la gestion intelligente des foules ? Peut-être une version alpha, encore en phase de chargement. Après tout, quoi de mieux qu’un salon tech pour rappeler que même les systèmes les plus avancés ont leur moment de vérité : le point d’entrée.
Au final, GITEX aura réussi un exploit rare : parler de fluidité numérique tout en offrant une démonstration éclatante de… l’embouteillage analogique.
Bug ou stratégie ?
GITEX Marrakech a tenu ses promesses mais à sa manière. Il a prouvé que le futur n’est pas toujours là où on l’expose. Parfois, il reste coincé pendant de longues heures à l’entrée… derrière un badge.








