Tout à son délire permanent, la junte militaire algérienne est capable de revendiquer la paternité de la Tour Eiffel ou de la muraille de Chine! En attendant, Tebboune and co ont dépêché à Marrakech leur agent passé par la case prison dans son pays, un certain Rachid Nekkaz, pour se lancer dans une nouvelle provocation du Maroc sous forme d’une réécriture cocasse de l’Histoire en attribuant dans une vidéo la construction de la célèbre mosquée Koutoubia à un « sultan algérien » ! Il s’agit de Abdelmoumen Ali Al Goumi, né, selon cet homme à affaires recyclé dans la virtualité du tripatouillage barbouzard, à Nedroma en Algérie. Or, le personnage que ce pseudo militant pour l’Union du Maghreb convoque aujourd’hui est connu pour être un sultan de la dynastie almohade, fondée par le Marocain Ibn Toumart au 11ème siècle. Or, à l’époque, l’Algérie, une création française récente historiquement établie, dont se gargarise ce youtubeur en service commandé, n’existait pas. Seul existait le Maghreb Al Aqsa (Maroc) qui régna sur l’ensemble du Maghreb et Al Andalous (actuelle Andalousie) entre le 12ème et 13ème siècle. Empêtrée dans ses contradictions, figée dans un anachronisme chronique et obsédée par le Maroc jusqu’ à en perdre la raison, l’Algérie des caporaux n’existe encore de nos jours que dans la fumisterie et le mensonge.
Derrière son révisionnisme flagrant, l’émissaire d’Alger développe une thèse farfelue selon laquelle le Maroc et l’Algérie construisent des choses merveilleuses, à l’image de la Koutoubia, lorsqu’ils travaillent ensemble! Mais où voulait-il en venir avec sa démonstration de farce ? Le Sahara marocain, voyons, le territoire qui a transformé l’Algérie en désert politique et diplomatique où ne poussent que la haine et le ressentiment contre le voisin chérifien. Après son raccourci narratif fictionnel, Nekkaz dégaine en guise de conclusion une proposition tout aussi fantasque d’une « co-souveraineté maroco-algérien » des provinces du sud pendant une période de 10 ans, au terme de laquelle un référendum serait organisé pour permettre au « peuple sahraoui » de se prononcer, soit pour l’autonomie ou l’indépendance. Cela se voit que le nouveau charlatan attitré de la junte algérienne, interpellé par la police marocaine avant d’être refoulé vers son pays, est en retard de plusieurs guerres. Décidément, bâtir sur le sable en recourant au faux et à l’usage de faux est un métier très algerien.