Si le marché est bien approvisionné en fruits et légumes de toutes sortes (Merci au Plan Maroc Vert), un fruit de saison très prisé par les Marocains pendant l’été risque d’être frappé de rareté : la pastèque. Les cultivateurs de ce melon d’eau, connu pour être gourmand en ressource hydrique, s’inquiètent déjà pour leurs récoltes dans les régions de Zagora, Tinghir et Tata devenues paradoxalement, et ce depuis quelques années, la principale source de la pastèque nationale. En ces temps de confinement général et de perturbation du trafic toutes branches confondues, ces fellahs du désert craignent que leur production ne pourrisse dans les champs faute de moyens de transport et logistique pour assurer son acheminement jusqu’aux marchés urbains. En jeu quelque 8.000 hectares pour une production de près de 200.000 tonnes pour les trois régions du désert marocain.
La crise de débouchés qui se profile à l’horizon impactera durement les fellahs qui dans la majorité ont contracté des crédits pour monter leurs plantations. Bonjour les impayés qui viendront s’ajouter à ceux de la saison dernière marquée par une chute des prix de la pastèque qui cette année risque de tomber carrément à l’eau.







