Le prix de l’oignon bat des records : Une affaire qui fait pleurer 

Il en a fait pleurer plus d’un… et pas seulement à cause de son parfum ! L’oignon, produit incontournable de la cuisine nationale , s’est mué en véritable denrée de luxe, exigeant désormais une rançon avant d’atterrir dans la marmite. Avec près de 10 % de la production maraîchère nationale à son actif, le voilà promu au rang de symbole d’une sécurité alimentaire qui fait sérieusement des larmes… et des bulles.

En quelques mois, les prix ont flambé au-deja du supportable, passant de 8 à 18 dirhams le kilo selon les marchés, laissant les ménages les plus modestes sur le carreau, condamnés à cuisiner… les yeux secs. Mais le plus croustillant reste à venir : face à cette pénurie, réelle ou savamment entretenue par quelques virtuoses de la spéculation , le pays découvre, médusé, qu’il faut désormais importer… de l’oignon ! Oui, importer d’Espagne, de Pays-Bas ou d’Egypte, ce que nos terres sont censées produire en abondance. Une première qui a de quoi faire tousser, voire s’étrangler, dans un pays qui se revendique agricole, dont les ministres ont accouché de stratégies ambitieuses comme le Plan Maroc Vert, et qui sort pourtant d’une saison exceptionnellement pluvieuse censée agir à la baisse sur les prix des denrées agricoles…

Entre météo capricieuse, circuits de distribution dignes d’un escape game et appétits féroces des intermédiaires, le consommateur, lui, continue de payer l’addition. Et pendant que les larmes montent aux yeux, ce n’est plus seulement à cause de l’oignon… mais bien de toute une filière qui donne envie de pleurer.

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