Les drames de la route en hausse : Pour qui roule Narsa?

Le patron de Narsa Nasser Boulaajoul lors d’une campagne de sensibilisation…

Entre le 24 et le 30 novembre, pas moins de 2.308 accidents de la circulation ont été recensés en milieu urbain, causant 36 morts et 3.109 blessés, dont 122 grièvement, selon le dernier bilan de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Ce triste décompte met une fois de plus en lumière la répétition des mêmes comportements à risque : inattention des conducteurs, priorité non respectée, piétons imprudents, excès de vitesse, dépassements dangereux, non-respect des feux rouges, ou encore conduite en état d’ivresse . Autant de facteurs qui transforment chaque semaine la route en terrain d’accidents. Dans le même temps, les forces de l’ordre ont renforcé les contrôles : 49.460 infractions ont été relevées, 7.947 PV transmis à la justice, et plus de 9 millions de dirhams recouvrés à travers 41.513 amendes transactionnelles. Une intensification répressive qui peine encore à faire baisser la courbe de l’hécatombe urbaine. Ces chiffres, aussi alarmants que récurrents, mettent sérieusement en doute l’efficacité des campagnes de sensibilisation, pourtant coûteusement orchestrées par l’agence NARSA.

Malgré des slogans plus ou moins percutants, des spots publicitaires omniprésents et des budgets publics généreusement alloués, la circulation en ville continue de faire des morts par dizaines chaque semaine. Une question s’impose : à quoi sert cette agence, si ce n’est à compiler les bilans d’une catastrophe routière chronique ? Derrière les belles intentions et les plans d’action inopérants, le manque d’impact concret saute aux yeux. En attendant un virage réel dans la prévention et l’éducation routière, rouler en milieu urbain notamment dans des villes comme Casablanca est devenu dangereux. Au cœur du péril, une espèce motorisée règne en maître sur l’anarchie routière : le livreur en deux-roues, casque au coude, téléphone à la main, code de la route en option. Stop, feu rouge, sens interdit ? Des suggestions. Pendant ce temps, NARSA enchaîne les campagnes de sensibilisation très coûteuses… sans réussir à freiner l’hécatombe.

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