Édito
Et si la Palestine était libre…
Et si la Palestine était libre, si son peuple n’était plus opprimé, bombardé, sauvagement assassiné, exilé, humilié… il n’y aurait sans doute pas autant de rage, de désespoir, d’actes désespérés et condamnables similaires à celui de Bondie, Bruxelles ou Paris, ni cet engrenage sans fin de haines croisées. Le monde serait plus juste, plus stable, plus fraternel. Car au cœur de bien des fractures contemporaines, il y a cette injustice originelle : un peuple privé de sa terre, de ses droits, de sa dignité. Tant que la Palestine sera en cage, c’est l’humanité tout entière qui continuera en payer le prix fort. Libérer la Palestine, ce n’est pas seulement une question géopolitique, c’est une condition morale pour apaiser un monde ténébreux, pris depuis plus 70 ans en otage par un sionisme criminel qui a banalisé le carnage de masse des innocents palestiniens.
Laila Lamrani
Le dimanche 14 décembre 2025 restera gravé dans l’histoire tragique de l’Australie. Une fusillade visant une célébration publique du festival de, sur la célèbre plage de *Bondi Beach à Sydney, a fait au moins 15 morts et plus de 40 blessés parmi les participants, dont des familles et des enfants. L’attaque a été qualifiée par les autorités de terroriste et antisémite, ciblant spécifiquement la communauté juive présente pour l’événement. Les deux assaillants, un père de 50 ans et son fils de 24 ans, ont ouvert le feu avec des armes à longue portée et avaient également dissimulé des engins explosifs improvisés qui n’ont pas fonctionné.
Un héros surgit dans le carnage
Au milieu de ce cauchemar , un acte de bravoure a éclaté, offrant une lueur d’humanité dans l’horreur : Ahmed al‑Ahmed, un père de famille musulman et propriétaire d’un magasin de fruits, s’est interposé et a désarmé l’un des tireurs avant d’être lui-même touché par balle. Son intervention, immortalisée par des vidéos de témoins largement relayées, a permis de sauver de nombreuses vies. Les autorités, dont le premier ministre australien Anthony Albanese, ont salué ce geste courageux. Une campagne de solidarité internationale a permis de collecter des millions de dollars pour aider à couvrir les soins et le rétablissement d’Ahmed, preuve de l’admiration transfrontalière suscitée par son acte désintéressé.
Solidarité et réaction internationale
L’attaque a profondément choqué non seulement l’Australie mais aussi la communauté internationale. Le premier ministre australien a affirmé que la communauté juive du pays était « complètement indomptable » et a appelé à l’unité face à la haine. Des pays comme les États‑Unis, la France et le Royaume‑Uni ont condamné l’attentat et exprimé leur soutien aux victimes et à leurs familles. Des veillées, moments de silence et hommages ont eu lieu dans plusieurs villes australiennes, soulignant l’importance de la cohésion entre communautés face au « terrorisme » Cette attaque — la plus meurtrière en Australie depuis près de trois décennies — s’inscrit dans un contexte d’augmentation des incidents visant les juifs dans le pays, exacerbés par des tensions mondiales et locales. Elle a relancé les débats sur les lois sur les armes, la lutte contre la haine et la prévention du terrorisme. Le drame de Bondi Beach illustre à la fois les ténèbres d’une violence aveugle et la lumière d’actes de courage spontané. L’intervention héroïque d’un homme qui, sans distinction de foi, a risqué sa vie pour sauver d’autres innocents, rappelle que l’humanité peut encore prévaloir face aux réflexes meurtriers. À l’heure où les sociétés cherchent des réponses face à la division et aux massacres d’innocents, des gestes comme celui d’Ahmed al‑Ahmed montrent qu’il existe encore des ponts solides entre les communautés, même dans les moments les plus sombres.








