Bien que l’économie britannique ait été frappée de plein fouet par la pandémie du coronavirus, Londres semble ne vouloir rien céder sur les négociations pour un nouvel accord commercial avec l’Union européenne. Celles-ci risquent de ce fait de s’effondrer à tout moment pour le grand bonheur des Brexiters purs et durs. Cependant, fort à présent d’une majorité confortable au parlement qui lui faisait défaut avant les élections anticipées du 12 décembre 2019, le premier ministre britannique Boris Johnson doit prendre une décision : Tentera-t-il de trouver un terrain d’entente avec l’Union européenne (UE).ou claquera-t-il la porte ? Ne pas parvenir à un accord avec le plus grand marché d’exportation pour le Royaume-Uni (RU) aggraverait sa situation économique déjà mise à mal par la Covid-19 et le Brexit.
Partir les mains vides, ce que Johnson a menacé de faire vendredi 16 octobre – signifierait de sérieuses perturbations dans les échanges commerciaux entre le RU et l’UE lorsque la période de transition se terminera en fin de cette année, délestant de plus de 25 milliards de dollars l’économie britannique en 2021 par rapport à un scénario dans lequel un accord de libre-échange limité serait conclu, selon une analyse de CNN Business.
En clair, le temps presse pour l’UE et le RU pour trouver un accord, ce dernier devant perdre son statut commercial privilégié avec l’Union des 27 à la fin du mois de décembre prochain. Les réunions de la semaine dernière se sont conclues sans avancée majeure, et M. Johnson a déclaré vendredi que le pays devrait se préparer à une relation commerciale avec l’Europe similaire à celle de l’Australie. Ce continent n’ayant pas d’accord commercial global avec Bruxelles. La plupart des échanges commerciaux se font selon des règles plus élémentaires régies par l’Organisation mondiale du commerce.Étant donné que Bruxelles « a refusé de négocier sérieusement pendant une grande partie des derniers mois », a déclaré M. Johnson, « il est temps que nos entreprises se préparent, que les transporteurs se préparent et que les voyageurs se préparent » à une sortie sans accord.
Toutefois, il y a peut-être encore de l’espoir pour un deal. Johnson n’a pas exclu de poursuivre les discussions, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a tweeté vendredi que son équipe se rendrait à Londres cette semaine pour intensifier les négociations comme prévu. Les droits de pêche et le cadre de résolution des futurs différends restent des points clés pour les deux parties. Les dés sont jetés ?








