Face à l’échec de sa première tentative, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu a formé une nouvelle équipe, dévoilée le 12 octobre 2025, qui mêle continuité et renouvellement.
Ce deuxième gouvernement a obtenu un sursis en échange d’une concession majeure : la suspension de la réforme des retraites. Cet accord avec le Parti socialiste (PS) lui évite une censure immédiate, mais place l’exécutif dans une situation de dépendance pour l’adoption du budget. Le Premier ministre a annoncé lors de sa de la déclaration de politique générale mardi 1 4 octobre qu’il suspenderait la réforme des retraites de 2023 jusqu’à l’élection présidentielle de 2027. Cela signifie qu’aucun relèvement de l’âge légal de départ (actuellement à 62 ans) n’interviendra avant janvier 2028. Le Parti socialiste avait clairement indiqué que sans cette annonce, il voterait la censure, ce qui aurait entraîné la chute du gouvernement et une dissolution de l’Assemblée nationale.
Le soutien du PS n’est pas un blanc-sein et la situation politique reste extrêmement fragile pour l’exécutif. Les socialistes soutiennent le gouvernement « en l’état » mais se réservent le droit de le censurer plus tard, notamment si ses engagements ne sont pas tenus durant l’examen du budget. Avec cette combinaison fragile, le président Emmanuel tire sa dernière cartouche qui lui a fait éviter la dissolution exigée notamment par le RN et LFI.








