Régulation numérique : Trump clashe l’Europe 

Thierry Breton indésirable aux états-Unis.

Laila Lamrani

Nouvelle série dans le feuilleton transatlantique : l’administration Trump a décidé, mardi 23 décembre de refuser l’entrée sur le sol américain à cinq personnalités européennes qui ont eu l’outrecuidance de vouloir mettre des règles dans le Far West numérique. Parmi elles, le Français Thierry Breton, ancien commissaire européen (2019-2024) et grand architecte du Digital Services Act (DSA), la loi qui oblige les géants du web à se tenir à carreau.

La réponse de l’Europe ? Un mélange d’indignation diplomatique et d’ironie digitale. « Aucune sanction ne fera taire la souveraineté des peuples européens », a tweeté, cape au vent, Stéphane Séjourné, commissaire européen actuel. En mode Avengers, il a rendu hommage à son prédécesseur, qualifiant son combat contre les dérives de la tech de « service public européen ».

Pendant ce temps-là, Ursula von der Leyen observe le silence… stratégique ? Peut-être qu’elle prépare une contre-attaque en emojis.

De son côté, Thierry Breton n’a pas mâché ses mots. « Un vent de maccarthysme souffle sur Washington », a-t-il lancé, comparant la sanction à une chasse aux sorcières version 2025. Il rappelle au passage que le DSA a été adopté par 90 % du Parlement européen et les 27 États membres. Et de conclure, tout sourire numérique: « À nos amis américains : la censure n’est pas là où vous le pensez. »Moralité : quand l’Europe veut poser des règles, l’Amérique lui ferme la porte. Mais l’Europe, elle, poste… et riposte.

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