Séisme/Syrie : L’émir du Qatar critique la lenteur de l’aide d’urgence

Des Casques blancs syriens à Zardana, nord-ouest de la Syrie, le 6 février 2023. (Mohammed Al-Rifai /AFP).

L’émir du Qatar a déclaré dimanche qu’il était perplexe face au retard pris dans l’acheminement de l’aide aux victimes du tremblement de terre du mois dernier en Syrie, ajoutant qu’il n’était pas correct d’abuser de l’aide humanitaire à des fins politiques, dans une attaque apparente contre le gouvernement syrien.

Le Qatar fait partie des États de la région qui ont soutenu les rebelles dans la guerre civile en Syrie et s’est déjà prononcé contre les efforts déployés par certains pays pour normaliser les liens avec Damas.

L’émir Sheikh Tamim bin Hamad al-Thani, qui s’exprimait lors de l’ouverture de la conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés à Doha, a souligné la nécessité d’aider les Syriens « sans hésitation » et de soutenir les efforts de la Turquie pour se remettre du tremblement de terre dévastateur.

Le bilan des victimes en Turquie s’élève à plus de 45 000 morts, ce qui porte le bilan total, Syrie comprise, à environ 51 000 morts. En Syrie, la région du nord-ouest contrôlée par les rebelles en guerre contre le président Bachar al-Assad a été la plus touchée.

« Alors que je m’étonne du retard dans l’arrivée de l’aide à ce peuple (syrien), je souligne que l’exploitation d’une tragédie humaine à des fins politiques est inacceptable », a déclaré Sheikh Tamim.

Les Nations unies ont demandé l’accès de toutes les parties en Syrie, déjà dévastée par des années de guerre civile, afin d’intensifier les livraisons d’aide.

Les organismes de secours se plaignent des restrictions imposées par le gouvernement de Damas qui, selon eux, politisent la distribution de l’aide. D’autres organismes d’aide affirment que les rebelles intransigeants ont bloqué les livraisons d’aide depuis les régions de Syrie tenues par le gouvernement, ce qui complique encore les efforts.

Le Qatar a fourni de l’aide aux Syriens via la Turquie, tandis que d’autres États du Golfe, comme les Émirats arabes unis, ont directement acheminé des fournitures humanitaires par voie aérienne.

Doha, comme Washington, s’est opposé à toute démarche visant à réhabiliter ou à normaliser les liens avec Assad, invoquant la brutalité de son gouvernement pendant le conflit et la nécessité de progresser vers une solution politique.

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