Victime collatérale de la guerre au Noyen-Orient, le sud du pays est pénalisé par la destruction des ponts et des infrastructures par les frappes sionistes.
Au 23e jour de la guerre au Moyen-Orient, le Sud du Liban est frappé par une escalade qui touche directement la vie quotidienne des populations locales. Dimanche 22 mars, l’armée israélienne a ciblé des infrastructures essentielles, dont le pont de Qasmiyeh, un axe stratégique reliant la région de Tyr aux villes du nord du pays. Officiellement, Israël vise le Hezbollah pro-iranien, mais la destruction de ce passage vital pénalise surtout les habitants des villages environnants, privés d’ouvrages qui garantissaient leur mobilité, l’accès aux marchés, aux soins et à l’éducation.
Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé « le ciblage et la destruction par Israël d’infrastructures et d’installations vitales », soulignant que ces frappes constituent « une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban », et les qualifiant de prélude à une possible invasion terrestre. Selon l’Agence nationale d’information libanaise (ANI), quatre frappes ont rendu le pont au-dessus du fleuve Litani impraticable, endommageant également les réseaux électriques, les commerces, les vergers et les parcs situés à proximité.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait ordonné la destruction de tous les ponts sur le Litani « servant à des activités terroristes », afin d’empêcher le passage d’armes et de combattants vers le Sud. Ces déclarations contrastent avec la réalité sur le terrain : ce sont des milliers de civils, déjà frappés par les bombardements israéliens, qui voient leur quotidien paralysé, privés de mobilité, avec des villages coupés, des habitants déplacés et des infrastructures vitales réduites en ruines.
Cette offensive survient dans un contexte dramatique où la population libanaise, déjà fragilisée, doit faire face à des milliers de déplacés et à un bilan humain déjà lourd, avec des morts et des blessés sous les frappes israéliennes. Le Sud libanais, longtemps théâtre de conflits, se retrouve une fois de plus au cœur d’une crise humanitaire, avec ses habitants coincés entre la violence militaire et l’impossibilité de circuler ou de reconstruire leur quotidien.








