Après plusieurs campagnes éprouvées par le déficit pluviométrique, la saison agricole en cours laisse entrevoir un net regain d’espoir pour la céréaliculture nationale. Les précipitations abondantes et bien réparties enregistrées depuis le début de l’hiver ont redonné confiance aux agriculteurs, malgré un départ tardif de la campagne. Les premiers mois n’auguraient pourtant rien de bon. L’absence quasi totale de pluies en octobre et novembre avait freiné les semis et retardé l’enblavement. Ce contretemps n’a toutefois pas empêché les agriculteurs de mobiliser d’importantes superficies. En dépit des conditions difficiles du début de saison, près de trois millions d’hectares, voire davantage, ont pu être emblavés à travers le pays.
Ces surfaces restent largement dominées par le blé tendre, pilier de la production céréalière nationale. La suite de la saison s’est révélée plus clémente : des pluies régulières, bien réparties dans le temps et sur l’ensemble du territoire, ont favorisé le développement des cultures et ravivé l’optimisme des professionnels du secteur. Si les conditions climatiques actuelles se maintiennent jusqu’à la fin du cycle agricole, les perspectives s’annoncent prometteuses. Les experts estiment que la production cumulée des trois principales céréales — blé tendre, blé dur et orge — pourrait dépasser les 10 millions de tonnes cette saison, un niveau rarement atteint ces dernières années après une succession de campagnes marquées par la sécheresse.








