Quand les partis partent en feat avec les rappeurs
À l’approche des élections, la politique marocaine semble avoir trouvé son nouveau studio d’enregistrement : la scène rap. Lassés des meetings qui sonnent creux et des slogans recyclés, certains partis ont décidé de passer en mode “feat” pour tenter de capter une jeunesse qui, jusque-là, zappait volontiers le discours politique.
Ainsi, le Parti du progrès et du socialisme et le Parti authenticité et modernité auraient entamé des approches discrètes ou pas auprès de rappeurs influents. Objectif: troquer les tracts contre des punchlines, et transformer les campagnes électorales en véritables tournées promotionnelles version urnes & beats. Dans les coulisses, on murmure que les discussions vont plus loin que de simples apparitions. Entre soutien artistique pendant la campagne et hypothétiques candidatures, certains semblent prêts à passer du micro au mégaphone institutionnel. Après tout, pourquoi se contenter de faire rimer “ passion” avec “élection” quand on peut directement briguer un siège ? Derrière cette stratégie au parfum de remix politique, l’idée est claire : dépoussiérer un discours jugé trop classique et tenter de reconquérir une génération Z qui préfère les freestyles aux débats télévisés.
Reste à savoir si quelques couplets bien placés suffiront à transformer des likes en bulletins de vote… ou si l’électeur, lui, demandera autre chose qu’un refrain accrocheur avant de signer pour cinq ans.








