Stades ultramodernes, logistique impeccable, hospitalité légendaire: le Maroc ne s’est pas contenté d’organiser la Coupe d’Afrique des Nations 2025, il a redéfini les standards de l’événement. Une CAN conçue et pensée dans ses moindres détails pour marquer les esprits… et entrer dans les annales de l’histoire du football africain.
Laila Lamrani
Le Maroc a clairement affiché ses ambitions dès l’annonce de l’attribution de la CAN 2025 : offrir une 35 e édition mémorable (21 décembre 2025 au 18 janvier 2026) à la hauteur des attentes du public africain, des joueurs et des instances sportives. Et il faut le reconnaître : les autorités marocaines ont mis les moyens : infrastructures modernisées, gares connectées, aéroports opérationnels, hébergements haut standing. Une organisation huilée qui contraste avec les éditions passées, souvent entachées de retards ou d’improvisations. Ce n’est pas une simple CAN : c’est une démonstration de capacité, d’ambition et de savoir‑faire, qui place le Royaume sous les projecteurs du football continental et international.
L’organisation de cette CAN s’inscrit dans une stratégie nationale globale, où le football ne se limite pas à l’événement mais devient un vecteur de développement des infrastructures, de rayonnement international et d’unité nationale. Pour le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, l’événement est une « excellente plateforme pour honorer l’histoire du football africain et promouvoir le sport comme facteur de cohésion sociale ».
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est montré particulièrement enthousiaste face à l’organisation : il a qualifié certains stades marocains de « bijoux du football mondial », soulignant la qualité des installations et la capacité du Maroc à répondre aux exigences de la scène internationale.
Même son de cloche du côté président de la CAF, Patrice Motsepe qui a dit sa confiance dans la réussite de la compétition, rappelant que l’Afrique mérite des standards élevés et que l’organisation marocaine constitue un modèle pour le futur.
Dans l’histoire de la CAN, rares sont les éditions qui auront autant marqué les esprits avant même le coup d’envoi. Avec ses infrastructures modernes, son accueil chaleureux et son organisation méticuleuse, le Maroc 2025 s’installe comme une référence pour l’Afrique. De Rabat à Tanger, de Casablanca à Agadir, une même ambition se dessine : faire vibrer le continent autour du ballon rond.
Au-delà du sport, la CAN 2025 offre une vitrine pour le Royaume. Tourisme, culture, gastronomie, art de vivre… Les supporters étrangers, surtout qui le visitent pour la première fois, découvrent un Maroc moderne, ou il fait bon séjourner, accueillant et passionné de foot. Mais c’est aussi une démonstration du potentiel africain: oui, l’Afrique peut organiser de grandes compétitions en mettant ce qu’il faut en termes de moyens, logistique et sécurité.
La CAF ne cache pas son admiration, les observateurs saluent unanimement la qualité de l’organisation, et certains parlent même d’un « modèle marocain » pour les prochaines éditions. Le Maroc, en hôte exemplaire, prouve que la CAN peut rivaliser avec les plus grandes compétitions internationales.
Ce grand rendez‑vous africain est aussi une étape préparatoire vers la Coupe du Monde 2030, que le Maroc co‑organisera avec l’Espagne, le Portugal et des pays sud‑américains. Les stades et les infrastructures de 2025 serviront de base pour cette future échéance mondiale.
Des stades de classe mondiale
Pour cette édition, neuf stades situés dans six villes marocaines ont été retenus pour abriter les matchs : Rabat, Casablanca, Fès, Marrakech, Agadir et Tanger. Chaque ville hôte propose un stade rénové ou flambant neuf, répondant aux normes FIFA. Écrans géants, pelouses hybrides, accès facilités, tribunes confortables : le public vit une expérience digne de la Coupe du Monde.Ces enceintes, certaines rénovées, d’autres construites récemment, montrent la montée en puissance du pays dans l’organisation d’événements sportifs internationaux.
Parmi les principaux sites :
– Prince Moulay Abdellah Stadium – Rabat : bijou architectural de près de 69 500 places , il est programmé pour accueillir plusieurs matchs importants, dont la cérémonie d’ouverture et la finale. Construit en moins de trois ans, il symbolise l’ambition du Royaume en matière d’infrastructures sportives de classe mondiale.
– Stade Mohammed V – Casablanca : l’une des arènes les plus mythiques du continent avec 45 000 places, régulièrement théâtre de grands évènements.
– Grand Stade de Tanger Ibn Battuta : plus de 75 000 supporters pourront vibrer dans ce lieu devenu un symbole de football nord‑africain.
– Stades d’Agadir, Fès et Marrakech : modernes et bien intégrés dans leurs paysages urbains, ces stades complètent cette mosaïque d’enceintes conformes aux standards footballistiques internationaux.
– Équipements annexes : Rabat compte aussi des stades plus petits comme Al Medina et le Rabat Olympic Stadium qui multiplient les possibilités d’accueil de matchs et d’événements connexes.
Chaque ville hôte a mis en place des structures d’accueil (fans zones, transports, hébergement, sécurité) permettant d’offrir aux supporters africains et internationaux une bonne expérience fan, so foot, fun et fluide.








