Au lendemain d’un match nul vivement critiqué face au Mali, les Lions de l’Atlas ont signé une éclatante victoire 3-0 contre la Zambie, retrouvant leur jeu et la confiance du public. Une prestation solide qui relance la dynamique de groupe avec un sélectionneur désormais réconcilié avec ses supporters.
Portés par un public bouillant de près de 68.000 supporters au stade Prince Moulay Abdellah, les Lions de l’Atlas ont livré lundi 29 décembre leur match le plus abouti depuis le début de la CAN 2025. Opposés à une équipe zambienne rapidement dépassée, les hommes de Walid Regragui ont validé leur billet pour les huitièmes de finale avec la manière.
Dans une ambiance électrique et sous un ciel enfin dégagé sur Rabat, le Maroc a dissipé les doutes. Exit les critiques après le match nul face au Mali : cette fois, les Lions ont rugi. Dès la 9e minute, Ayoub El-Kaabi ouvrait le score, suivi d’un but de Brahim Diaz (27e), au terme d’une belle séquence collective. Le ton était donné : maîtrise, fluidité, réalisme.
Au retour des vestiaires, même scénario. La Zambie, asphyxiée, n’a jamais réussi à relever la tête. El-Kaabi, encore lui, a inscrit un deuxième but d’un superbe retourné, digne des plus beaux gestes de la compétition. Déjà auteur d’un ciseau contre les Comores, l’attaquant confirme son rôle de fer de lance.
Cette victoire nette (3-0) replace le Maroc en leader incontesté du groupe A, avec un huitième de finale en vue contre un adversaire a priori à sa portée. Une prestation rassurante, marquée aussi par le retour sur le terrain d’Achraf Hakimi, applaudi à son entrée.
Si l’intensité, la cohésion et l’inspiration restent au rendez-vous — à l’image du trio Ounahi-Ezzalzouli-Diaz —, les Lions de l’Atlas peuvent viser haut.
Walid Regragui a réussi à restaurer la confiance ébranlée après son match décevant contre le Mali. La prestation convaincante contre la Zambie, éliminée de la compétition, a permis de faire taire, au moins temporairement, les critiques. Son plan de jeu offensif, la fluidité retrouvée de l’équipe, ainsi que les performances individuelles d’El Kaabi, Ounahi et Diaz ont remis le sélectionneur au centre des applaudissements. Mais la pression reste forte : la suite, en phase à élimination directe, sera décisive pour consolider ce regain de confiance.
La prudence reste de mise. Les phases à élimination directe réservent toujours leur lot de surprises, et le souvenir de l’élimination inattendue face au Bénin en 2019 hante encore certains esprits. Le Maroc est lancé. Aux hommes de Regragui de confirmer qu’ils sont les meilleurs.








