Le Drapeau imbattable…

Directeur de la publication.

On sait désormais ce que ça coûte  le fait de brandir le drapeau palestinien au sein de l’Assemblée nationale française :  La « censure avec exclusion temporaire », la plus haute sanction peine prévue par son règlement intérieur , qui a frappé le 28 mai le député de la France Insoumise ( LFI), Sebastien Delogu, auteur de ce geste jugé inadmissible. Or, ce n’est pas la première fois, que le drapeau d’un État étranger est  à l’honneur sous la coupole en France.

Le 1er mars 2022, des drapeaux ukrainiens étaient  officiellement affichés au Parlement français , dans la foulée de l’invasion russe du pays de Volodymyr Zelensky. En octobre dernier, suite à l’acte de résistance  spectaculaire de Hamas, tous  les édifices officiels  français étaient pavoisés  aux couleurs du sinistre  colonisateur israélien. Sur l’Assemblée nationale évidemment, mais aussi sur les mairies, la tour Eiffel, les monuments-phare et les lieux de pouvoir…Là aussi c’est le double standard et non l’impartialité qui est érigée en loi.

On connaît désormais  le coût politique de lever haut son drapeau et de s’entêter à être le porte-drapeau d’une cause juste. Montrer l’emblème de la nation palestinienne dans l’Hémicycle français est assimilé à un geste sacrilège qui cause visiblement de graves troubles de vision aux pro-sionistes  en leur renvoyant une image très peu flatteuse de leur propre condition. N’est pas l’Espagne, l’Irlande, la Norvège et la Slovénie qui veut, ces pays européens de l’honneur qui  viennent de reconnaitre l’État palestinien, prouvant par la même occasion qu’ils ne sont pas une marionnette dans les mains pleines de sang des nouvelles forces du mal. On connait  en même temps  le coût pour les auteurs de la barbarie sioniste contre les civils palestiniens de Gaza. Zéro sanctions. Ni embargo sur les armes  ni  sanctions financières. L’impunité totale grâce à la bienveillance de la France et du camp occidental qui n’arrêtent pas de tomber les masques. Pas plus tard que le vendredi 31 mai, L’UE a sanctionné  le ministre  iranien de la Défense, Mohammad Reza Ashtiani, cinq autres officiels, la marine du Corps des Gardiens de la révolution et deux autres entités iraniennes, parmi lesquelles  igure une entreprise commercialisant des composants de drones.

N’est pas l’Espagne, l’Irlande, la Norvège et la Slovénie qui veut, ces pays européens de l’honneur qui  viennent de reconnaitre l’État palestinien, prouvant par la même occasion qu’ils ne sont pas une marionnette dans les mains pleines de sang des nouvelles forces du mal. 

Ces derniers sont coupables aux yeux de l’UE pour leur rôle supposé  dans « le transfert de drones à la Russie pour soutenir sa guerre contre l’Ukraine ou le transfert de drones ou missiles à des groupes armés et des entités qui sapent la paix et la sécurité au Moyen-Orient et dans la région de la mer rouge». Or, le principal, sinon l’unique  facteur d’instabilité et de désordre dans la région est bel et bien l’entité sioniste qui s’est construite, avec la complicité occidentale, sur la pire injustice  de l’histoire contemporaine, à savoir l’occupation de la Palestine, l’annexion de ses terres  et les massacres de sa population depuis plus de 70 ans. Tout à son cynisme devenu flagrant, l’occident  considère que « son protégé israélien » a le droit de massacrer par milliers des enfants et des femmes palestiniens comme bon lui semble, organiser la famine des pauvres survivants,   sous prétexte que les bouchers de Tel Aviv représentent « la seule démocratie » du Proche-Orient ! Un argument  pour le moins fallacieux que  les médias français à la solde du sionisme génocidaire véhiculent  sans aucun état d’âme en réduisant les tueries de Gaza  et Rafah à « un conflit entre Israël et le Hamas »,

dans une tentative désespérée  d’occulter la réalité. Celle de la colonisation d’un peuple, privé de sa liberté, spolié de sa terre et soumis aux pires traitements, et qui, n’en pouvant plus, a fini par se révolter à travers le fait de résistance du 7 octobre. Il suffit qu’un pays, indépendamment de son statut de colonisateur, soit affublé de l’étiquette démocratique,  pour que l’occident lui délivre le permis de tuer des innocents sans défense  en les soumettant jour et nuit à des bombardements sauvages !  « Israël » dont les suppôts du sionisme criminel se gargarisent a  montré son véritable visage :  démon-cratie.

Nous sommes entrés depuis longtemps dans l’ère de la post-vérité, incarnée jusqu’à l’horreur caricaturale par le génoocidaire en chef de Tel Aviv, qui désigne  une situation  où les discours démagogiques ont plus d’importance  et d’influence que  la réalité des faits aussi dramatique soit-elle . Avec la barbarie sioniste en cours à Gaza et Rafa qui a violemment percuté comme jamais  les conscience aux quatre coins de la planète, le monde est entré de plain-pied dans la période  du mensonge politique éhonté, la mort du droit , la fin des valeurs morales  et le triomphe de l’inhumanité.

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