Jamil Manar
Les conservateurs de l’Union chrétienne-démocrate et de l’Union chrétienne-sociale (CDU/CSU) ont remporté les élections législatives allemandes, organisées dimanche 23 février, avec 28,6% des voix. Derrière eux, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) devient la deuxième force politique du pays après avoir réalisé un score historique (20,8% des voix), un résultat inédit pour une formation d’extrême droite depuis l’après-guerre.
Le grand perdant de ce rendez-vous électoral est le chancelier sortant, Olaf Scholz, dont le Parti social-démocrate (SPD) a perdu du terrain : 16,4% des voix, soit dix points de moins que lors du scrutin de 2021. L’entrée ou non au Bundestag de trois plus petits partis était la seule inconnue de cette élection. Considéré sur le déclin il y a quelques mois, le parti de gauche Die Linke a réussi à renaître de ses cendres (8,8%), alors que le parti fondé par Sahra Wagenknecht (BSW) et les libéraux (FDP) restent aux portes du Parlement.
La CDU/CSU est parvenu à retrouver sa place de première force politique du pays. Mais le score (28,6%) est jugé décevant par les conservateurs, habitués à obtenir plus de 30% des voix. Affirmant disposer d’un « mandat clair » pour « changer » le cap politique du pays, le patron de la CDU vise la formation d’un gouvernement de coalition « au plus tard à Pâques », soit dans un peu moins de deux mois.