Luiz Inácio Lula da Silva a été réélu à la présidence du Brésil, dimanche 25 octobre, pour un nouveau mandat de quatre ans. Au terme d’un scrutin particulièrement serré, le candidat de gauche, qui briguait un quatrième mandat non consécutif, l’a emporté face au candidat d’extrême droite Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro. Avec 51,79 % des suffrages contre 48,21 % pour son rival, le vétéran de près de 81 ans a déjoué les pronostics. Dans la soirée, son adversaire a annoncé son intention de demander « l’annulation des élections ». Contrairement à l’Argentine, au Chili ou encore à la Colombie, où les forces de droite ont enregistré des succès, le Brésil n’a donc pas basculé dans le camp conservateur. Soutenus par le président américain Donald Trump, ces courants incarnent une dynamique politique qui gagne du terrain en Amérique latine. La victoire de Lula permet au géant sud-américain de demeurer l’un des principaux bastions progressistes de la région. Le succès du président sortant relève de la performance électorale. Arrivé en deuxième position au premier tour, avec deux points de retard, Lula a réussi à inverser la tendance pour finalement s’imposer avec près de quatre points d’avance. Une remontée qui entre dans l’histoire politique brésilienne : jamais auparavant un candidat arrivé derrière son adversaire au premier tour n’avait réussi à renverser le résultat lors du second.








