54 milliards de dirhams pour Nador West Med, 8 milliards pour Tanger Med 3 et des dizaines de milliers d’emplois attendus : le Royaume accélère le développement de ses infrastructures portuaires pour renforcer son poids dans le commerce maritime mondial.
Le roi Mohammed VI a présidé, mercredi 28 octobre, au Palais royal de Rabat, une séance de travail consacrée à l’avancement du complexe portuaire et industriel Nador West Med et à l’extension de Tanger Med, avec le lancement prochain des travaux de Tanger Med 3. Premier chantier à franchir une étape décisive, Nador West Med s’apprête à accueillir ses premiers navires commerciaux. Le premier terminal à conteneurs doit entrer en exploitation dans les prochains jours. Le projet mobilise désormais 54 milliards de dirhams d’investissements publics et privés et devrait générer, à court terme, quelque 34 000 emplois directs et indirects. Au-delà de sa vocation portuaire, le complexe ambitionne de devenir un pôle industriel, logistique et énergétique majeur sur la façade méditerranéenne. Il sera notamment doté de deux terminaux à conteneurs offrant une capacité cumulée de 5,3 millions de conteneurs par an, auxquels s’ajouteront des infrastructures dédiées aux hydrocarbures, au gaz naturel liquéfié et aux marchandises diverses. Des connexions ferroviaires, autoroutières et routières doivent également faciliter son intégration dans le tissu économique régional.
Tanger Med renforce ses ambitions mondiales
Dans le même temps, le complexe Tanger Med s’apprête à franchir un nouveau cap avec Tanger Med 3. Ce projet, représentant un investissement de 8 milliards de dirhams, disposera de 1 200 mètres de quais et apportera une capacité supplémentaire de 4,5 millions de conteneurs par an. Un contrat de concession a été conclu avec Maersk-APM pour le développement du nouveau terminal. À terme, l’ensemble des extensions devrait porter la capacité de Tanger Med à 20 millions de conteneurs par an, avec l’ambition de hisser le complexe parmi les dix premiers ports mondiaux. Ces deux projets s’inscrivent dans une stratégie visant à renforcer la compétitivité du Maroc face à la recomposition des chaînes logistiques internationales, à attirer davantage d’investissements industriels et à consolider son rôle de plateforme commerciale entre l’Europe, l’Afrique et le reste du monde.








