Le Chef du gouvernement a annoncé des mesures exceptionnelles pour encadrer la vente des moutons de l’Aïd et lutter contre la flambée des prix.
Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a annoncé l’entrée en vigueur d’une batterie de mesures temporaires destinées à réglementer la commercialisation et la vente des moutons de l’Aïd à l’occasion de l’Aïd al-Adha 1447 H / 2026. Cette décision intervient dans un contexte marqué par les inquiétudes croissantes des citoyens face à la hausse des prix du bétail et aux pratiques spéculatives observées dans certains marchés. Selon un communiqué de la Présidence du gouvernement, cette initiative vise avant tout à préserver le pouvoir d’achat des ménages et à garantir un fonctionnement transparent et équilibré des marchés dédiés à la vente des animaux destinés au sacrifice. Les autorités entendent ainsi assurer des conditions de concurrence loyales entre les différents intervenants du secteur, tout en protégeant les consommateurs contre les abus et les manipulations des prix.
Le gouvernement précise que cette décision s’appuie sur plusieurs textes législatifs et réglementaires en vigueur, notamment la loi organique relative aux collectivités territoriales ainsi que la loi encadrant la liberté des prix et de la concurrence. Après consultation du Conseil de la concurrence, les autorités ont décidé de renforcer les mécanismes de contrôle afin d’empêcher toute pratique portant atteinte au bon fonctionnement du marché ou créant des déséquilibres artificiels entre l’offre et la demande.
Parmi les principales mesures annoncées figure l’obligation de limiter la vente des moutons aux espaces officiellement autorisés et contrôlés par les autorités compétentes. Certaines formes de vente directe, notamment au sein des exploitations agricoles, resteront néanmoins permises dans le respect des règles fixées par l’administration. Les vendeurs devront également déclarer à l’avance leur identité, le nombre de bêtes proposées à la vente ainsi que leur provenance avant d’accéder aux marchés. Le gouvernement entend également mettre un terme aux pratiques de revente spéculative à l’intérieur des marchés. Ainsi, l’achat de moutons dans le seul but de les revendre à des prix plus élevés sera interdit. Les autorités ciblent aussi les ententes illicites, les enchères artificiellement gonflées et toute tentative de manipulation des prix destinée à provoquer une hausse injustifiée des tarifs. Dans la même logique, le stockage clandestin des moutons en dehors des circuits commerciaux habituels sera strictement prohibé lorsqu’il vise à créer une rareté artificielle sur le marché ou à alimenter une augmentation abusive des prix. Cette mesure cherche à éviter les phénomènes de pénurie organisée qui affectent directement les consommateurs à l’approche de l’Aïd.
Le communiqué souligne par ailleurs que des sanctions sévères seront appliquées à l’encontre des contrevenants. Les personnes impliquées dans des pratiques illégales s’exposent à des amendes financières, à des peines d’emprisonnement prévues par la législation en vigueur, ainsi qu’à la fermeture temporaire des points de vente concernés. Les autorités pourront également procéder à la saisie des animaux et du matériel utilisés dans le cadre des infractions constatées. Enfin, le gouvernement a appelé l’ensemble des professionnels, commerçants, éleveurs et intermédiaires opérant dans la chaîne de commercialisation des moutons de l’Aïd à faire preuve de responsabilité et à respecter strictement les lois et règlements en vigueur. L’objectif affiché est de garantir un approvisionnement normal des marchés, de préserver la transparence des transactions commerciales et d’assurer la protection des consommateurs durant cette période particulièrement sensible.








