La commune du Maarif à Casablanca a tenté de rassurer les commerçants de Derb Ghallef après l’inscription à l’ordre du jour du conseil communal de plusieurs délibérations liées au foncier du célèbre marché du Maârif. Lors de la deuxième séance de la session ordinaire de mai, les élus ont tenu à clarifier les choses : il n’est pas question d’un transfert collectif des commerçants vers un autre site. C’est finalement l’option de la restructuration et de la mise à niveau qui a été privilégiée, un choix jugé plus réaliste et plus intelligent sur le plan économique. Cette approche permet aux commerçants de conserver leur clientèle historique, véritable richesse de Derb Ghallef, tout en poursuivant leurs activités au cœur même de ce haut lieu du commerce populaire casablancais.
Cette décision a d’ailleurs provoqué un immense soupir de soulagement parmi les commerçants, qui vivaient depuis plusieurs semaines dans la crainte d’un transfert qu’ils considéraient comme potentiellement dévastateur pour leur activité. Beaucoup redoutaient qu’un déplacement vers un autre site ne casse les habitudes de la clientèle et ne fragilise tout l’écosystème commercial construit au fil des décennies. Plutôt qu’un déménagement risqué, la commune mise donc sur une modernisation progressive des infrastructures et une réorganisation interne du site. L’objectif affiché consiste à améliorer les conditions de circulation, redistribuer les espaces de vente, moderniser les réseaux techniques et rendre l’ensemble plus fonctionnel sans dénaturer l’identité du marché. Les responsables municipaux ont insisté sur le fait que les commerçants resteront à l’intérieur du marché pendant toute l’opération de réaménagement.
Une précision importante destinée à calmer les inquiétudes alimentées par les rumeurs de démolition ou de relocalisation forcée. En parallèle, les discussions se poursuivent entre la commune et les représentants des commerçants afin de définir les modalités d’occupation des futures halles, l’organisation des boutiques rénovées ainsi que les nouvelles voies de desserte prévues dans le périmètre concerné. Le conseil communal a toutefois décidé de reporter l’examen des délibérations foncières liées au projet, préférant attendre l’aboutissement des procédures administratives relatives à la déclaration d’utilité publique avant de trancher les questions d’expropriation et d’évaluation financière.








