CAN féminine 2026 : Les Lionnes de l’Atlas ratent le podium

Le Maroc quitte la compétition sans médaille.

Battues en demi-finale par le Cameroun qui remporte le sacre contre le Malawi (3-0) dimanche 16 août, les Lionnes de l’Atlas voulaient sauver leur CAN à domicile en décrochant la médaille de bronze lors de la petite finale. En vain. 

Elles ont longtemps cru tenir leur objectif, après avoir ouvert le score face à l’Algérie, avant de laisser filer leur avantage puis de s’incliner une nouvelle fois aux tirs au but, samedi 15 août au stade Olympique de Rabat. La première période a pourtant été loin d’être spectaculaire. Face à une équipe algérienne bien organisée et déterminée à jouer sans complexe, les Marocaines ont eu du mal à trouver des espaces et à multiplier les situations dangereuses.

Il a fallu attendre la 37e minute pour voir la rencontre se débloquer. Kautar Azraf a pris ses responsabilités, s’est illustrée au terme d’un bel effort individuel et a conclu du pied gauche pour donner l’avantage au Maroc. Un but qui semblait pouvoir libérer les Lionnes et leur permettre de prendre progressivement le contrôle de la rencontre. Au retour des vestiaires, les Marocaines ont tenté de profiter de leur avantage pour faire le break. Maryem Atiq a même pensé inscrire le deuxième but, mais la VAR est venue refroidir les célébrations marocaines : après vérification, l’arbitre kényane Josephine Wanjiku a finalement invalidé la réalisation.

Le Maroc continuait néanmoins à pousser, sans parvenir à inscrire ce deuxième but qui aurait probablement changé le scénario de la rencontre. Les occasions se sont succédé sans que les Lionnes ne parviennent à mettre définitivement l’Algérie à distance.

Un scénario cruel

Et comme souvent dans les rencontres à forte pression, l’incapacité à tuer le match a fini par coûter cher. À la 83e minute, Lina Boussaha a profité d’un face-à-face avec Khadija Er-Rmichi pour remettre les deux équipes à égalité. Le but algérien a complètement relancé une rencontre que les Marocaines semblaient pourtant tenir entre leurs mains.

Dans les dernières minutes, les Lionnes ont encore eu l’opportunité de reprendre l’avantage. Elles ont notamment obtenu un penalty, mais Nouhaila Benzina n’a pas réussi à transformer la sentence. Une occasion en or laissée en chemin, qui allait prendre une dimension encore plus cruelle quelques minutes plus tard.

Le temps réglementaire s’est achevé sur ce score de parité. Comme face au Cameroun en demi-finale, la décision allait donc se jouer dans l’épreuve des tirs au but, devenue le véritable cauchemar de cette fin de CAN pour les Marocaines.

Cette fois encore, la séance a tourné en faveur de l’adversaire. Plus efficaces dans cet exercice, les Algériennes ont finalement décroché la troisième place de la compétition et la médaille de bronze.

Pour les Lionnes de l’Atlas, la CAN s’achève ainsi à la quatrième place. Une position forcément frustrante au regard des ambitions affichées et du contexte particulier d’une compétition disputée à domicile.

Après avoir atteint la finale de la précédente édition, le Maroc espérait cette fois franchir un nouveau cap et inscrire pour la première fois son nom au palmarès de la compétition. 

Une quatrième place au goût amer

Le rêve de podium s’est finalement brisé à deux reprises, d’abord contre le Cameroun, puis face à l’Algérie.

Cette quatrième place ne saurait toutefois effacer les progrès accomplis par le football féminin marocain ces dernières années. La sélection a désormais acquis une stature continentale, une expérience des grands rendez-vous et une capacité à rivaliser avec les meilleures équipes africaines. Mais cette CAN laissera également un goût d’inachevé. À domicile, devant un public marocain qui rêvait de voir les Lionnes monter sur le podium, les détails auront une nouvelle fois fait la différence : un but refusé, un avantage mal protégé, un penalty manqué et, finalement, une séance de tirs au but perdue.

Le Maroc quitte donc la compétition sans médaille. Une déception sportive, certes, mais aussi un rappel : pour transformer une ambition en titre ou en podium, le talent ne suffit plus. Il faut savoir gérer les moments décisifs, tuer les matches lorsqu’ils se présentent et résister à la pression lorsque tout se joue sur quelques mètres et quelques secondes.

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