Pour les législatives du 23 septembre, le Maroc compte désormais 15.801.162 électeurs inscrits sur les listes électorales générales, à l’issue de la révision exceptionnelle menée cette année. C’est moins qu’en 2021, où le corps électoral comptait près de 18 millions d’inscrits. (Lebrief)
Mais derrière ce chiffre se cache une autre réalité, plus préoccupante : le corps électoral vieillit. Les moins de 35 ans ne représentent plus que 18% des inscrits, tandis que les 60 ans et plus en constituent près de 30%. Les 18-24 ans, eux, ne pèsent qu’environ 3 à 4%. (FNH)
Autrement dit, entre les jeunes qui ne s’inscrivent pas et ceux qui, une fois inscrits, risquent de ne pas se déplacer, la politique marocaine court le risque de parler beaucoup de jeunesse… à un électorat qui la représente de moins en moins.
Plus révélateur encore : avant la révision, les autorités estimaient à environ 28 millions le nombre de citoyens en âge de voter, dont près de 12 millions non inscrits. (Médias24)
Le 23 septembre, les partis devront donc gagner des voix, mais surtout regagner de l’intérêt. Car une démocratie ne peut durablement se satisfaire d’un électorat qui se réduit comme une peau de chagrin pendant que les promesses électorales, elles, gonflent comme des baudruches.
Le véritable enjeu ne sera peut-être pas seulement de savoir qui gagnera les élections, mais combien de Marocains auront envie de les gagner avec eux.








