Au terme d’un combat tactique et physique d’une rare intensité, les Lions de l’Atlas ont battu les Pays-Bas aux tirs aux buts (1 -2 tirs au but à 3). Une qualification largement marinée qui récompense une équipe marocaine dominatrice, revenue de très loin avant de faire plier les Oranje.
Le Maroc continue d’écrire sa légende. Au terme d’une soirée pleine de suspense et d’émotion au stade de BBVA de Monterrey, les Lions de l’Atlas ont décroché ce lundi 29 juin leur billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 en venant à bout des Pays-Bas à l’issue de la séance des tirs au but. Une victoire au goût particulier tant elle récompense une équipe marocaine qui a largement dominé les débats, mais qui a souvent manqué d’efficacité…
Le choc a tenu toutes ses promesses. Physique, tactique, intense, parfois étouffant, il a opposé deux formations parfaitement organisées. Mais, dans le jeu, les Lions de l’Atlas ont affiché une supériorité évidente. Plus entreprenants, plus créatifs et plus dangereux, ils ont monopolisé les occasions sans parvenir à les convertir.
Et pourtant, au fil des minutes, le doute s’est installé. Les Pays-Bas, réalistes, semblaient tenir leur qualification après le but de Gody Gakpo, à la 72 minutes tandis que les occasions marocaines s’envolaient les unes après les autres. Dans les tribunes, malgré un soutien indéfectible, beaucoup de supporters marocains commençaient à ne plus vraiment croire au miracle. La déception gagnait les visages, tant le scénario paraissait cruel pour une équipe qui avait tant produit.
C’est alors que le football a rappelé pourquoi il demeure le plus imprévisible des sports. Dans le temps additionnel, à la 91 minutes, le défenseur Aïssa Diop surgit dans la surface et s’élève plus haut que tout le monde pour placer un superbe coup de tête au fond des filets. Une égalisation aussi inespérée que spectaculaire qui fait littéralement exploser le stade. En quelques secondes, le silence de la résignation laisse place à une clameur assourdissante. Les tribunes, en majorité acquises à la cause marocaine grâce au soutien du public mexicain, s’embrasent dans une ambiance indescriptible.
Ce but venu d’ailleurs sauve les Lions de l’Atlas d’une défaite qui semblait inéluctable. Mais quel incroyable retournement de situation ! Portés par cet élan retrouvé, les coéquipiers de Hakimi reprennent confiance et abordent les prolongations avec une énergie nouvelle.
Durant les trente minutes supplémentaires, les poulains de Ouahbi continuent de pousser. Malgré la fatigue, ils restent les plus dangereux, imposent leur rythme et se créent encore plusieurs occasions franches, sans parvenir à faire céder définitivement la défense néerlandaise.
Il faudra donc attendre la séance des tirs au but pour départager les deux équipes. Un exercice où les Lions font preuve d’un sang-froid remarquable. Malgré les deux loupés de El Aynaoui et de Hakimi, Ismael Saibari envoie un beau tir et donne la qualification aux Lions de l’Atlas.
« Nous avons dominé le match et leur gardien a réalisé des arrêts exceptionnels. Notre qualification est méritée. Il faut parfois accepter de gagner de cette manière lors des matchs à élimination directe », a commenté le sélectionneur Mohamed Ouahbi sur beIN Sports.
Cette qualification est celle d’un collectif solidaire, d’un groupe qui refuse de renoncer et qui puise dans le soutien de tout un peuple une force mentale exceptionnelle. Après l’épopée de 2022, les Lions de l’Atlas écrivent un nouveau chapitre de leur histoire, avec la conviction que leurs rêves n’ont désormais plus de limites.
Prochaine étape, largement à la portée des Lions, le Canada samedi à Houston, aux Etats-Unis.








