L’Argentine de Messi a écrit l’un des plus grands scénarios du Mondial lors de la 16 e de finale contre l’Égypte mardi 7 juillet. Pendant près de quatre-vingts minutes, les Pharaons ont cru tenir l’exploit. Solides, disciplinés et portés par un gardien impérial, ils avaient réussi à faire vaciller les champions du monde en menant 2-0 face à une Albiceleste méconnaissable.
Mais en football, une avance n’est jamais une garantie. Elle n’a de valeur que si ses auteurs savent la conserver jusqu’au coup de sifflet final. Sur ce plan, Salah et ses coéquipiers ont montré des signes de faiblesse…
Dans les dix dernières minutes, l’Argentine, conduite par un Messi plus que jamais génial, a puisé dans son expérience, son caractère et son refus de l’abandon pour signer une remontada exceptionnelle. Trois buts inscrits en un quart d’heure ont complètement renversé le scénario d’une rencontre qui semblait pourtant promise aux Égyptiens.Miraculeux !
En l’espace de quelques instants, l’euphorie a changé de camp et le rêve des Pharaons s’est transformé en immense désillusion.
Cette rencontre restera comme une leçon de football. Elle rappelle qu’un match se joue jusqu’à la dernière seconde, que le relâchement se paie au prix fort et que les plus grandes équipes se distinguent justement par leur capacité à ne jamais renoncer, même lorsqu’elles semblent au bord du gouffre.
L’amertume est d’autant plus immense pour l’Égypte que cette élimination cruelle s’accompagne d’une vive controverse arbitrale. Le sélectionneur Hossam Hassan et la Fédération égyptienne de football ont officiellement saisi la FIFA, estimant que plusieurs décisions du Français François Letexier ont lourdement pesé sur l’issue de la rencontre. Ils contestent notamment un but refusé à Mostafa Ziko à la 58ᵉ minute ainsi qu’un penalty qui n’aurait pas été accordé aux Pharaons.
Si cette polémique alimentera sans doute les débats pendant plusieurs jours, elle ne doit pas occulter la principale leçon de cette rencontre d’exception : au plus haut niveau, le football ne récompense pas seulement ceux qui savent mener au score, mais surtout ceux qui savent résister jusqu’au dernier souffle… ou revenir de loin, très loin…








