Mondial 2026 : Un match amical qui coûte cher aux Lions de l’Atlas

Abde Ezzalzouli ratera les matchs du début de la compétition…

À quelques jours de leur entrée en lice dans la Coupe du monde 2026 face au Brésil, programmée le samedi 13 juin aux Etats-Unis, les Lions de l’Atlas auraient sûrement préféré tirer quelques certitudes tactiques de leur match amical contre la Norvège, disputé le 7 juin au New Jersey. Au lieu de cela, ils repartent avec une grosse inquiétude au terme d’un match où ils se sont donnés à fond. Si les deux équipes se sont séparées sur un score de parité (1-1), ce bilan flatteur pour les hommes de Ouahbi cache un revers bien plus préoccupant sur le plan médical que sur le plan sportif. La facture pour cette débauche d’énergie pourrait en effet être salée. Le jeune attaquant Abde Ezzalzouli a quitté la pelouse sur une blessure au genou. Selon les premières informations, sa participation au premier match du Mondial est sérieusement compromise, ce qui a été confirmé plus tard: le joueur  sera indisponible pendant deux ou trois semaines et manquera de ce fait les matchs de poule contre le Brésil, l’Ecosse et Haïti… 

Un coup dur pour la sélection nationale. Dans une rencontre sans enjeu comptable, mais abordée avec une intensité digne d’un match de compétition, les coéquipiers de Hakimi ont fait preuve d’une belle générosité dans l’effort. Pressing constant, duels engagés, rythme élevé : les hommes de Mohamed Ouahbi ont joué comme s’il s’agissait déjà d’un rendez-vous décisif du Mondial. En face, les Norvégiens ont opté pour une approche très différente. Conscients que l’essentiel les attend ailleurs, ils ont géré leurs efforts avec davantage de mesure, évité les risques inutiles et privilégié la préservation de leurs organismes. Une gestion pragmatique qui tranche avec l’engagement total affiché par les Lions de l’Atlas. En pleine confiance ces derniers mois, l’ailier apportait vitesse, percussion et imprévisibilité dans les phases offensives. Son éventuelle absence réduirait les options du sélectionneur au moment même où le Maroc s’apprête à défier l’une des équipes solides du tournoi.

Cette blessure relance aussi l’éternel débat sur la gestion des matches de préparation. Jusqu’où faut-il pousser l’intensité à quelques jours d’une grande compétition ? Faut-il privilégier la montée en puissance physique ou la préservation des cadres? Le football moderne le rappelle régulièrement : une rencontre amicale peut parfois coûter bien plus cher qu’une défaite. Le Maroc abordera donc son choc contre le Brésil avec une préoccupation supplémentaire. Car au-delà du résultat face à la Norvège, c’est désormais l’état de santé de ses joueurs qui monopolise l’attention. Et dans une Coupe du monde où chaque détail compte, perdre un élément offensif de la qualité d’Abde Ezzalzouli avant même le coup d’envoi du tournoi constituerait un sérieux handicap pour les ambitions des Lions de l’Atlas. Comme si ce match amical n’était pas déjà assez déroutant, le sélectionneur a surpris tout le monde en procédant, dès la seconde période, à un véritable changement d’équipe : sept remplacements effectués d’un seul coup.

Une sorte de séance de portes ouvertes grandeur nature, où l’objectif semblait moins de chercher des automatismes avant le choc contre le Brésil que de distribuer équitablement le temps de jeu. À ce stade de la préparation, certains observateurs ont eu le sentiment d’assister non pas à une répétition générale, mais à une ultime séance d’essais, au risque de brouiller les repères collectifs à quelques jours du rendez-vous le plus important de la saison.

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