L’ONU en mode FIFA : Trump transfère Infantino au championnat des nations

Trump et Infantino lors de la finale du mondial 2026.

Ahmed Zoubaïr 

Et si la solution aux maux du monde venait… d’un terrain de foot ? Donald Trump, en toucheur génial, a trouvé le successeur idéal d’António Guterres : Gianni Infantino. Il fallait y penser, l’Amérique l’a fait. Standing ovation, tonnerre d’applaudissements dans le studio des idées géniales.

Car après tout, si le grand manitou de la FIFA parvient à faire cohabiter plus de 200 fédérations qui se tirent dans les pattes, pourquoi ne réussirait-il pas à gérer les 193 États membres de l’ONU, qui, eux, au moins, ne se disputent pas un ballon ? Le raisonnement est imparable. D’ailleurs, à la Maison-Blanche, on jure que l’Italo-Suisse est un « rassembleur » hors pair. Un type capable de faire asseoir à la même table des gens qui ne se parlent même plus, un peu comme avant un match de barrage. Il ne reste plus à Donald qu’à décréter l’ONU filiale de la FIFA… 

Si la candidature d’Infantino aboutissait, les sommets mondiaux se joueraient en deux mi-temps, les vétos russes et chinois passeraient au VAR, et les conflits se régleraient à la séance de tirs au but, ce qui, avouons-le, serait plus lisible que les interminables et ennuyeuses discussions  du Conseil de sécurité.

Seul bémol dans cette brillante, éblouissante et (pour l’instant) hypothétique reconversion : le pognon. Infantino devrait troquer ses presque six millions de dollars annuels de roi du foot contre un modeste chèque de 400 000 dollars pour piloter ce « machin » onusien. Une perte sèche, même pour un passionné de paix mondiale. À ce prix-là, on peut craindre qu’il garde son sifflet et ses primes pour la prochaine Coupe.

Quant à Trump, qui n’a cessé de traiter l’ONU de club de vieux débris tout en retirant les États-Unis de ses agences les plus utiles, il a peut-être trouvé la martingale : remplacer les diplomates par des dirigeants sportifs. Après tout, si la géopolitique n’est plus qu’un spectacle, avec ses chants, ses provocations et ses polémiques, mieux vaut confier la mise en scène au patron de la plus grande farce pardon force planétaire. Le ballon est rond, la terre aussi. Alors pourquoi pas ?

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