Les Lions de la Teranga ont beau figurer parmi les meilleures équipes africaines, ils ont découvert à leurs dépens que pour jouer aux États-Unis, il existe désormais une étape supplémentaire inscrite nulle part : les qualifications sécuritaires.
Une vidéo devenue virale montre les joueurs sénégalais alignés sur le tarmac pour un contrôle avant embarquement. En quelques heures, les réseaux sociaux se sont emballés. Certains y ont vu une scène digne d’un film policier, d’autres le premier entraînement officiel du Mondial géopolitique.
Face à la polémique, la Fédération sénégalaise a dû monter au créneau pour minimiser l’affaire, arguant que le contrôle s’était déroulé avant le départ de Raleigh et non à l’arrivée au Texas. Trop tard. Les images avaient déjà marqué les esprits.
Si une scène similaire s’était produite à Casablanca, Rabat ou , combien de communiqués indignés auraient été publiés avant le coucher du soleil ?
La Fédération sénégalaise de foot aurait convoqué une réunion d’urgence, plusieurs chroniqueurs auraient dénoncé un « traitement inacceptable », et le porte-parole de la Primature aurait probablement jugé nécessaire de rappeler les « valeurs de respect mutuel entre peuples frères ».
Mais lorsque le décor est américain, les fouilles deviennent des procédures. Les contrôles des protocoles. Et les humiliations présumées deviennent des malentendus administratifs.
Comme quoi, dans le football géopolitique made in Trump , la gravité d’un incident dépend parfois moins de l’incident lui-même que du drapeau qui flotte au-dessus de l’aéroport….








