Raid terroriste sur Es-Smara : Le Polisario relance son jeu de pétards mouillés 

Les autorités locales se sont rendues dans les zones touchées.

Alors que les négociations parrainées par Washington pour la mise en ouvre du plan d’autonomie sont sur la bonne voie, voilà que les pitoyables mercenaires de Tindouf récidivent. Mardi 5 mai, en début d’après-midi, les miliciens à la solde d’Alger ont mené une attaque terroriste, condamnée par l’ONU, les Etats-Unis, l’Espagne, la France et certains pays arabes, à l’est du dispositif de défense marocain, non loin de Es-Smara. 

Selon des sources dignes de foi, trois projectiles ont été lancés – manifestement sans GPS ni bon sens. Le premier est venu chatouiller les abords de la prison locale, le second s’est posé derrière le même établissement, et le troisième a trouvé refuge dans la zone d’Akouiz, derrière le cimetière. Bilan ? Zéro mort, zéro dégât, rien que du vide. Des terrains vagues ont eu la peur de leur vie. Cette nouvelle démonstration de farce a fait placer les forces de l’ordre en état d’alerte maximale… pour surveiller des cailloux fumants. Rien de nouveau sous le soleil de Es-Smara. Le Polisario a ses petites habitudes désespérées: fanfaronner, tirer, rater, revendiquer. Un geste pathétique pour entretenir une pression aussi diffuse que ridicule, et surtout pour inquiéter les populations civiles sans jamais oser vraiment les viser.

Un terrorisme à petite dose, presque homeopathique. Au-delà du sketch, cette séquence illustre surtout le mépris des engageurs internationaux. Les mêmes qui, à Washington, ont solennellement rappelé que le cessez-le-feu, c’était sacré. Les mêmes qui, aux côtés de Staffan de Mistura, ont demandé au Polisario de faire preuve de retenue et de discuter sans conditions préalables. 

Encore une fois, ce sont les mercenaires de Tindouf qui se chargent de disqualifier eux-mêmes toute velléité politique à leur égard. Et pendant ce temps, aux États-Unis, des voix s’élèvent – de plus en plus sérieusement – pour proposer de les inscrire sur la liste des organisations terroristes. Enfin une idée qui a du sens. Alors, que faire ? Le Maroc, à la croisée des chemins, a le choix. Soit il répond par des représailles ciblées et dignes, histoire de rappeler aux tireurs du dimanche ce qu’est une vraie dissuasion. Soit il tourne définitivement la page et accélère la mise en œuvre du plan d’autonomie, en s’appuyant sur les vrais Sahraouis, ceux qui siègent déjà dans les institutions locales et régionales.

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