Comme toujours, le moindre geste de Lamine Yamal est passé au crible. Et le récent défilé du FC Barcelone n’a pas dérogé à la règle. Champion officiel dimanche soir après sa victoire 2-0 lors du Clasico, le Barça a célébré son titre comme il se doit, lundi après-midi, 11 main en arpentant les rues de Barcelone à bord d’un bus à impériale, sous les acclamations de milliers de supporters. Au milieu de cette foule en liesse, la pépite espagnole d’origine marocaine a rapidement capté tous les regards. Il a d’abord brandi un maillot du Barça arborant un message provocateur : « Thank God I’m not Madridista » (Dieu merci, je ne suis pas madrilène). Mais c’est une tout autre séquence qui a mis le feu aux réseaux sociaux. En pleine effervescence, le joueur de 18 ans a attrapé un immense drapeau palestinien tendu par un fan. Il l’a longuement agité en dansant au rythme des chants de la foule, tandis que le bus poursuivait sa route. Un geste lourd de symboles, qui a déclenché une déferlante de commentaires admiratifs en ligne : nombreux sont ceux qui ont salué son audace, son engagement et son courage.
Les images ont fait le tour du monde. Jusqu’ici, Lamine Yamal n’avait jamais affiché publiquement de position sur le conflit israélo-palestinien. Mais il avait déjà évoqué sa foi musulmane, il y a quelques semaines, pour dénoncer des chants islamophobes entendus dans certains stades espagnols. L’impact de cette parade a été tel que la scène a été commentée jusqu’en conférence de presse. La veille du déplacement du Barça à Alavés, l’entraîneur allemand Hansi Flick a été interrogé sur ce choix médiatiquement sensible. Verdict : le technicien catalan n’a pas semblé ravi de cette exposition politique. Rappelons que l’Espagne reste l’un des rares pays européens les plus engagés en faveur du peuple palestinien et de sa cause . Son Premier ministre, Pedro Sánchez, multiplie les critiques à l’égard des actions criminelles menés par les sionistes dans les territoires palestiniens. Le peuple espagnol n’est pas en reste, qui a manifesté à plusieurs reprises sa solidarité avec les Palestiniens au plus fort de la guerre génocidaire qui a fait plus de 70.000 morts parmi les enfants et les femmes de Gaza.








