Mohamed Ouahbi passe son premier test : Peut mieux faire 

Mohamed Ouahbi satisfait après son match nul contre l’Equateur.

Pour son premier match amical face à l’équateur après son entrée en fonction, Mohamed Ouahbi a laissé une impression en demi-teinte. Entre choix discutables , prestation peu convaincante de certains joueurs historiques et émergence prometteuse de jeunes talents, ce premier test laisse entrevoir une équipe en pleine transition, encore à la recherche de son équilibre et de son identité.

Le match nul face à l’Équateur met en lumière une équipe marocaine encore en construction, partagée entre choix contestés et émergence de nouveaux talents. Alors que certains cadres peinent à convaincre, la jeunesse s’impose peu à peu, posant une question essentielle : Ouahbi osera-t-il tourner la page pour construire l’avenir ?

Le match amical entre le Maroc et l’Équateur (1-1), qui s’est déroulé vendredi 27 mars à Madrid, a offert une lecture intéressante de l’état actuel des Lions de l’Atlas. Au-delà du score, cette rencontre met en lumière un collectif encore en construction, entre continuité assumée et volonté de renouveau.

Face à une équipe équatorienne bien organisée, les Marocains ont montré par moments de la maîtrise, sans toutefois parvenir à imposer une domination nette.

Le manque de justesse dans les derniers mètres et certaines approximations dans la construction ont empêché les Lions de faire la différence. Malgré cela, la réaction en fin de match témoigne d’un état d’esprit positif et d’une capacité à ne jamais renoncer.

Toutefois, la titularisation de Brahim Diaz a de quoi interpeller surtout que  le joueur de Real Madrid reste associé à un épisode douloureux , celui d’une panenka manquée en temps additionnel  lors de la finale de la CAN à domicile face au Sénégal. On n’a pe le droit de rater  pas une telle occasion qui aurait pu offrir un sacre historique attendu par les Marocains depuis un demi-siècle! 

Et puis, sur le terrain face à l’Équateur, Diaz n’a pas vraiment  convaincu. Peu d’impact, peu de créativité décisive, et une influence limitée sur le jeu offensif.

Dès lors, certains voient dans le maintien de Diaz une forme de “continuité excessive”, voire une prime à l’échec, qui peut poser question dans une équipe en pleine transition.

Ce choix  discutable relance un débat légitime :dans une équipe en pleine restructuration , faut-il maintenir des joueurs en difficulté ou ouvrir davantage la porte à d’autres profils ?

Habituellement moteur sur son couloir, Achraf Hakimi a livré une prestation plus discrète que d’habitude. Moins influent , il n’a pas eu l’impact habituel qui fait de lui l’un des atouts majeurs de la sélection. Une performance en demi-teinte qui s’inscrit dans un contexte global où l’équipe peine encore à trouver sa pleine fluidité.

Au milieu de ces interrogations, plusieurs jeunes ont su tirer leur épingle du jeu. À commencer par Azzedine Hrimat. Propre dans ses transmissions, intelligent dans le jeu, il a apporté de la stabilité et une vraie lecture du rythme.

El Mehdi Diop a tout aussi fait sensation Dynamique et entreprenant, il a insufflé de l’énergie et montré qu’il pouvait s’imposer dans un groupe compétitif. Neil El Aynaoui reste  prometteur. Auteur du but d’égalisation après avoir raté un penalty en seconde m-temps, cet excellent milieu de terrain incarne cette nouvelle génération capable d’apporter fraîcheur et combativité. 

Ces performances confirment une tendance claire : le Maroc dispose d’un vivier de talents prêt à s’exprimer au plus haut niveau.

Le sélectionneur Mohamed Ouahbi doit désormais composer avec un équilibre délicat entre expérience et renouveau. Ce nul face à l’Équateur reflète une équipe en transition, encore en quête d’automatismes et de certitudes tout en mettant en lumière 

la nécessité de faire des choix forts . Objectif : améliorer la cohésion du groupe , renforcer l’efficacité offensive et accélérer la construction d’une équipe compétitive. 

Reste désormais à savoir si Mohamed Ouahbi aura le courage d’opter pour un choix audacieux : aligner une équipe largement tournée vers la jeunesse, en assumant une rupture progressive avec les figures  historiques. Une décision qui pourrait marquer un tournant dans la construction des Lions de l’Atlas, entre héritage à préserver et renouveau à insuffler.

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