Face à la flambée des prix du carburant, attribuée officiellement aux « tensions géopolitiques lointaines » (mais surtout à la créativité sans limite des distributeurs ), le gouvernement Akhannouch vient de dévoiler une solution d’avenir, aussi révolutionnaire qu’inattendue.
À compter de ce mercredi 1er avril, mesure phare : Les automobilistes devront, sur décision ministérielle, pousser leur véhicule à la main dans toutes les descentes. Objectif affiché : « économiser l’essence, muscler le citoyen et redonner à la bagnole son statut d’objet de traction animale… par l’humain ». En échange de cet effort collectif, une prime au mérite, sobrement baptisée « bonus mollets », viendra alléger la prochaine facture de carburant, sous réserve d’un certificat médical attestant de l’absence de simulation.
Dans la même dynamique, le gouvernement étudierait la mise au point d’une énergie 100 % locale, propre et souveraine : le carburant à base de thé à la menthe. Selon une source proche du ministère de l’Énergie, ce nouveau mélange présenterait des propriétés « hautement inflammables après trois verres », avec un indice d’octane directement proportionnel au nombre de sucres ajoutés.
Côté distributeurs, certains auraient déjà anticipé la réforme en installant des panneaux affichant, en guise de prix : « Variable selon l’humeur du marché, la direction du vent et la dernière déclaration du guide suprême à Téhéran. » Une transparence saluée par les consommateurs, bien que jugée « un peu floue quand on est à la pompe avec 20 dirhams en poche ».
Quant aux taxis, une rumeur persistante mais suffisamment insistante pour mériter d’être relayée évoque l’arrivée imminente d’une option premium climatisation. Celle-ci serait désormais incluse dans le trajet… à condition que le client apporte son propre bidon d’eau fraîche et qu’il accepte de ne l’activer que dans les embouteillages, fenêtres fermées, pour un effet « sauna haut de gamme ».
Et pendant que certains spéculent encore sur les prix du baril, une vérité plus robuste s’impose dans les grandes villes : au rythme où se poursuit la flambée , le covoiturage avec un âne, figure stoïque et résiliente du patrimoine national, s’impose comme une alternative de plus en plus crédible. Silencieux, sobre, et ne réclamant ni carte grise, ne plein, ni vignette.
Bref, en ce doux 1er avril, souvenez-vous : vérifiez votre jauge avant de rire… et si vous croisez un attroupement dans une côte, ne klaxonnez pas. C’est peut-être juste un convoi de véhicules en mode « poussage collectif » avec bonus mollets à la clé. Bon voyage !








