Ali Fassi Fihri, figure marquante de la haute administration, s’est éteint ce dimanche 10 mai 2026 au matin à l’âge de 71 ans, selon plusieurs sources concordantes. Avec sa disparition, le Maroc perd un haut commis de l’État, un homme de valeur, patriote, serviable et d’une bonhomie rare, apprécié pour sa discrétion, son sens du devoir et ses qualités humaines.
Né le 22 février 1955 à Kénitra, Ali Fassi Fihri, technocrate de formation, a consacré l’essentiel de sa carrière au service public, principalement dans le secteur stratégique de l’énergie. À la tête de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE), il a piloté durant de longues années des dossiers structurants pour le pays, notamment l’électrification du monde rural dans le cadre du fameux PERG, la fusion des branches de l’eau et de l’électricité en 2011, ainsi que le déploiement de nombreux programmes d’infrastructures énergétiques destinés à accompagner la croissance des besoins nationaux.
Gestionnaire rigoureux et homme de consensus, il s’est distingué par une approche pragmatique et méthodique des affaires publiques, loin des effets de manche et des querelles politiciennes. Ceux qui l’ont côtoyé gardent de lui le souvenir d’un responsable accessible, affable et profondément attaché à l’intérêt général.
Sur le plan sportif, Ali Fassi Fihri a également marqué le football national en présidant la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) entre 2009 et 2014. Son mandat a coïncidé avec une phase importante de réformes visant à professionnaliser la gestion du football national . Malgré les turbulences et les critiques inhérentes à cette période délicate, il avait conservé son tempérament calme et réservé, privilégiant toujours le travail de fond à la recherche de la lumière médiatique.
Issu d’une famille fortement engagée dans les affaires de l’État, le défunt est le fils de Mohamed El Fassi Fihri, ancien diplomate et premier directeur général de la RTM, ainsi que le frère de Taïeb Fassi Fihri, ancien ministre des Affaires étrangères et actuel conseiller du roi Mohammed VI, le frère de Ismail Fassi Fihri, dirigeant d’un groupe industriel national de premier plan et l’époux de l’ancienne ministre de la Santé idtiqlalienne Yasmina Baddou.
Après avoir quitté ses fonctions opérationnelles dans le secteur public en 2017, il avait poursuivi son parcours dans le secteur privé en qualité d’administrateur. Son décès marque la disparition d’un grand serviteur de l’État, dont le parcours aura durablement accompagné plusieurs chantiers stratégiques du Maroc moderne.








